• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    1 avis
  • Commentaires (0)

Incontinence: halte à la résignation!

Incontinence: halte à la résignation!Pourquoi vivre un handicap dans le silence et la résignation alors qu'il existe des solutions pour traiter le problème de l'incontinence? C'est sans doute par pudeur que les victimes d'incontinence n'osent pas en parler à leur médecin. Et les victimes sont nombreuses, et ce ne sont seulement celles que l'on croit: les personnes âgées sont souvent touchées, mais aussi les femmes jeunes et les hommes.

L'incontinence touche des milliers de personnes

Des milliers de Belges sont atteints d'incontinence et nombre d'entre eux souffrent en silence. Or les possibilités de traitement sont nombreuses et adaptées aux différentes formes d'incontinence. On distingue ainsi :

  • L'incontinence par impériosité : due à une hyperactivité de la vessie, laquelle se contracte trop tôt, sans raison, ce qui entraîne des besoins d'uriner incessants et impromptus.
  • L'incontinence d'effort : due à une faiblesse des muscles du périnée et du sphincter urinaire, ce qui entraîne des fuites lors d'un effort, même minime (rire, toux, marche rapide…).
  • L'incontinence mixte : associant l'incontinence par impériosité et d'effort.
  • L'incontinence anale : encore plus taboue que l'incontinence urinaire, elle concerne tout de même 11% de la population adulte ! Elle est due à une émission involontaire de gaz et/ou de selles.
  • L'incontinence double : associant l'incontinence urinaire et anale.À chaque type d'incontinence, un traitement adapté peut être mis en place. Il faut souvent essayer différentes thérapies et le parcours peut être long. Mais il ne faut jamais abandonner, ne jamais renoncer, car à la clé, c'est une amélioration nette de la qualité de vie.

Quels sont les traitements ?

  • La rééducation périnéaleRéalisée par un kinésithérapeute spécialisé, elle est recommandée pour une incontinence légère ou modérée. Après un accouchement par exemple ou chez des sujets âgés.
  • Les médicamentsDe mieux en mieux tolérés, ils sont utiles en cas d'incontinence par impériosité et lors de l'apparition de troubles urinaires dus à la ménopause.
  • La chirurgieElle s'adresse aux personnes souffrant d'incontinence importante à l'effort et à celles qui résistent à la rééducation. Il existe plusieurs types d'intervention. La technique des bandelettes est la plus connue. Il s'agit de placer une sorte de ruban pour soutenir le canal de l'urètre. On peut aussi injecter des substances (téflon, collagène, silicone…) ou de petits ballons gonflables en silicone, lesquels peuvent créer un obstacle cervical. L'implantation d'un sphincter urinaire artificiel est également possible.
  • La neuromodulation Cette technique consiste à implanter un pacemaker vésical près des racines sacrées. Il délivre de faibles impulsions électriques au système nerveux contrôlant le fonctionnement de la vessie. La neurostimulation est indiquée en cas d'incontinence par impériosité résistante à tous les autres types de traitement.
  • Des protections et absorbants efficaces.
  • Des matériels adaptés Poches de recueil, étuis péniens, sondes, etc.

Article publié par le 30/05/2006

Sources : Communiqué de presse de l'Association française d'urologie, mai 2006 et Association d'aide aux personnes incontinentes.

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 

en savoir plus

GUIDE ANALYSES ET EXAMENS
Diététique
Index ArchivesIndex alphabétiqueIndex des recettesIndex top recherche
Les services