Impatience musculaire

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Ce phénomène, qui se produit lorsque les jambes sont immobiles (lorsqu'on est couché ou assis au cinéma, par exemple), se manifeste surtout à partir de l'âge de 30 ans ; les femmes y sont un peu plus sujettes que les hommes, sans qu'on en connaisse encore la raison. Avec l'âge, les impatiences musculaires deviennent plus fréquentes. Il s'agit toutefois d'un réflexe intermittent tout à fait bénin, qui n'est lié à aucune maladie. Les impatiences musculaires se présentent généralement de la manière suivante :

  • Fourmillements et inconfort au niveau des cuisses et des mollets.
  • Besoin irrésistible de bouger les jambes.
  • Douleur (rare).

  • Problème organique. Selon les dernières études, il s'agirait d'une irritabilité des fibres du système nerveux et non d'un problème d'origine vasculaire, comme le craignent souvent les gens. Il y a des antécédents dans un bon nombre de cas.
  • Certains facteurs de risque. Si les impatiences musculaires peuvent survenir à tout moment, on observe toutefois l'apparition de facteurs qui pourraient les provoquer, tels que la fatigue, le stress, certains médicaments (notamment les neuroleptiques utilisés dans le traitement de la dépression nerveuse), tabagisme (selon certaines études) et les excitants (café, thé, chocolat, alcool).

  • Ne pas s'inquiéter. Le syndrome des jambes sans repos est bénin, sans aucune conséquence pour la santé. On pourrait le comparer aux nerfs du visage qui tressautent ou à la rougeur qui nous envahit lorsqu'on est gêné ou mal à l'aise.
  • Se lever et marcher quelques minutes. C'est la meilleure façon de faire disparaître les impatiences musculaires.
  • Prendre un bain chaud. Cela peut aider au relâchement des muscles. Et si vous êtes fatigué ou stressé, c'est doublement indiqué.
  • Faire des massages. Se masser les jambes - avec ou sans huiles essentielles - constitue une forme efficace de relaxation musculaire.
  • Modifier certaines habitudes de vie. Si vous êtes sujet aux impatiences musculaires, vous gagneriez sans doute à diminuer la consommation d'excitants (thé, café, chocolat, alcool), à cesser de fumer et à vous procurer des moments de détente.
  • Se tourner vers certains médicaments. Si le problème nuit régulièrement à votre sommeil ou à celui de votre conjoint, vous pouvez prendre de l'acétaminophène ou un anti-inflammatoire avant de vous coucher. Prenez un ou deux comprimés d'acétaminophène (325 mg ou 500 mg). Pour les anti-inflammatoires, respectez la dose recommandée par le fabricant. Cela peut aider à diminuer la fréquence des impatiences.

Les conseils pratiques pour diminuer les impatiences musculaires ne fonctionnent pas et cela nuit à la qualité de votre sommeil ou de celui de votre conjoint.

Le médecin s'informera des détails importants et procédera à un examen physique complet. Comme le diagnostic est facile à établir, aucun test supplémentaire n'est habituellement requis.

Trois classes de médicaments peuvent être utilisés pour traiter les impatiences musculaires.

  • Benzodiazépines et propoxyphène. Le médecin pourra prescrire des benzodiazépines (pour aider à relâcher les muscles), des analgésiques comme le propoxyphène qui est indiqué pour diminuer les sensations désagréables des impatiences.
  • Antiparkinsoniens. Si ces deux médicaments ne donnent pas les résultats escomptés, des antiparkinsoniens pourront être prescrits. Ces médicaments ont tout simplement la propriété de soulager les impatiences musculaires. Il n'y a aucun lien à faire avec la maladie de Parkinson.
Initialement publié le 31/05/2001 - 02h00 et mis à jour par <a href="/taxonomy/term/19362" hreflang="fr">Dr Michel Langelier, Spécialiste en médecine interne et vasculaire, Centre Hospitalier Universitaire affilié de Québec</a> le 01/08/2005 - 02h00 Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005
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