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Des illusions dangereuses

Des illusions dangereuses
Beaucoup de gens pensent que le simple fait d'être sportif constitue une garantie absolue contre le risque d'accident cardiovasculaire. A tort!

Vers 35-40 ans, la plupart d'entre nous accusent une prise de poids qui résulte généralement d'un double phénomène d'excès de table et d'une baisse concomitante de la fonction hormonale, cette dernière se traduisant en premier par une diminution de la masse musculaire. Or le muscle est un gros consommateur d'énergie. Le moindre recul se solde aussitôt par une élévation des processus de mise en réserve. La solution passe alors par la poursuite d'une activité physique régulière. Autrefois, on conseillait de faire des exercices en endurance (longue durée, faible intensité) dans le but de brûler un maximum de graisses. Actuellement, on conseille aussi de s'adonner à des exercices en force (gymnastique, musculation) qui permettent d'entretenir la masse musculaire et de conserver de grosses capacités de combustion. Si l'on fait preuve de patience et d'assiduité, on finit toujours par enregistrer des effets bénéfiques sur la ligne.

Un air de famille

Un point méritait cependant d'être éclairci: le sport exerce-t-il une action spécifique selon le type de graisses, saturées ou insaturées, que l'on trouve dans notre organisme? Rappelons que ce sont surtout les graisses saturées que craignent les cardiologues. Elles ont tendance à s'agréger sur les parois des artères et participent à la formation de plaques. Comment le sport affecte-t-il cette répartition? Pour le savoir, une étude passionnante a été menée par le docteur Schoeller du département des Sciences de la Nutrition de l'Université de Wisconsin. Elle réunissait sept femmes modérément sportives et en bonne santé d'un âge moyen de 26 ans. Ces sujets ont d'abord pédalé pendant deux heures sur un vélo fixe. Ensuite, on leur a servi un repas très riche en lipides. Enfin, on déterminait quel type de graisses était utilisé préférentiellement grâce à des techniques sophistiquées d'analyse des gaz expirés.

Article publié par le 23/03/2004

Sources : Medicine and Science in Sports and Exercise : 34, 1757-1765, 2002.

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