Hypothyroïdie

En revanche, quand il existe vraiment une hypothyroïdie, elle ne doit pas être négligée car ses conséquences peuvent être sérieuses alors que son traitement est simple.

L'hypothyroïdie se définie par une activité insuffisante de la glande thyroïde, c'est-à-dire une production trop faible d'hormones thyroïdiennes. Les principales causes sont :

  • le traitement de la maladie de Basedow par iode radioactif (qui détruit la glande) ou par ablation chirurgicale de la thyroïde ;
  • l'altération progressive de la glande par une maladie appelée thyroïdite (inflammation de la glande thyroïde) ;
  • l'absence de glande thyroïde à la naissance ;
  • l'ablation chirurgicale de la glande thyroïde pour le traitement d'un nodule cancéreux par exemple ;
  • plus rarement, un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde peut provenir des deux centres de régulation hormonale situés dans le cerveau : l'hypophyse et l'hypothalamus.

L'association de problèmes thyroïdiens (traitement d'une maladie de Basedow par exemple), et d'un ralentissement général du métabolisme doit faire suspecter un défaut de sécrétion d'hormones thyroïdiennes. Le diagnostic est simple, il se réalise par une prise de sang. Le traitement l'est également avec une prise de comprimés.

Les symptômes du déficit en hormone thyroïdienne sont globalement ceux d'un ralentissement général du métabolisme, avec une diminution de la fréquence cardiaque, une lenteur de l'idéation et de la mémoire, une mauvaise tolérance au froid, une peau sèche, rugueuse, froide et pâle, des cheveux secs et cassants, un ralentissement des réflexes, une constipation, un arrêt des règles chez la femme.

Le premier examen pour faire le diagnostic est une prise de sang afin de rechercher une diminution du taux des deux hormones thyroïdiennes appelées T3 et T4. On dose en même temps une hormone appelée TSH, sécrétée par l'hypophyse et qui en temps normal stimule la sécrétion d'hormones thyroïdiennes. Elle est augmentée lorsque le taux d'hormones thyroïdiennes est bas, afin de stimuler celui-ci. Plus intéressant, elle commence parfois à augmenter alors que le taux d'hormones thyroïdiennes est encore normal, ce qui permet de faire un diagnostic très précoce. Les autres examens sont effectués pour rechercher une cause à l'hypothyroïdie lorsque celle-ci n'est pas évidente. Il peut s'agir d'une échographie qui recherchera une absence congénitale de la glande, une scintigraphie, qui recherchera la quantité de tissu thyroïdien encore fonctionnel, d'une nouvelle prise de sang pour détecter des anticorps caractéristiques d'une thyroïdite.

Le traitement est essentiellement basé sur l'administration quotidienne d'hormone thyroïdienne de synthèse sous forme de comprimés, et à vie. Dans les formes graves d'hypothyroïdie, le traitement est augmenté très progressivement afin d'habituer l'organisme à la hausse de son métabolisme qui pourrait être mal supportée, notamment au niveau cardiaque. Le suivi du traitement est assurée d'une part par la surveillance des symptômes (et notamment la fréquence cardiaque au repos qui est un signe très fiable) et par le dosage hormonal (T3, T4 et TSH) permettant d'adapter les doses quotidiennes.

Publié par <a href="/taxonomy/term/19135" hreflang="fr">Dr Renaud Guichard</a> le 05/11/2002 - 01h00 Fondation canadienne de la thyroïde : www.thyroid.ca
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