Une méta étude vient de montrer que le niveau d'hormones sexuelles dans le sang des hommes n'avait pas d'influence sur leurs chances de développer un cancer de la prostate. Cette maladie, extrêmement fréquente, n'a donc pas trouvé là son explication.
42% des hommes de 50 ans développeront un cancer de la prostate dans les 25 ans à venir. Heureusement, beaucoup n'en mourront pas, car le cancer de la prostate a souvent un développement particulièrement lent. Dans les autres cas en revanche, les médecins sont souvent impuissants et la maladie reste très meurtrière. Cette relative impuissance de la médecine curative est rendue encore plus frustrante du fait qu'aucun facteur de prévention n'a été identifié de manière satisfaisante. Et en voilà encore un potentiel qui tombe à l'eau: le taux d'hormones sexuelles (mâle et femelle) dans le sang n'est pas lié à un risque plus élevé de cancer de la prostate.
Le rôle des hormones sexuelles dans l'apparition d'un cancer de la prostate était soupçonné parce que la testostérone (hormone sexuelle mâle) est un élément clé du développement de la prostate (saine). En outre, la suppression de la testostérone chez les hommes souffrant d'un cancer de la prostate est un traitement efficace. Mais selon une méta-étude qui a analysé les résultats de 18 recherches précédentes, il n'y a pas de lien entre un niveau élevé d'hormones sexuelles et le risque de cancer de la prostate. La méta étude a évalué des données concernant en tout plus de 10 000 hommes, certains étant sains et d'autres ayant développé un cancer de la prostate. Il faut savoir que ce type d'étude est considéré comme plus fiable que celles qui relatent une seule expérience. La piste du taux d'hormones dans le sang est donc considérée par les chercheurs ayant rapporté cette étude comme non prometteuse.
Marion Garteiser, journaliste santé
19/02/2008
Journal of the national cancer institute (jnci.oxfordjournals.org)
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