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L'hippothérapie, un docteur nommé cheval

L'hippothérapie, un docteur nommé cheval
L'hippothérapie désigne le mariage de l'équitation et de la médecine. Elle puise ses origines dans la nuit des temps, mais connaît actuellement un renouveau passionnant.

La reconnaissance des bienfaits de l'équitation sur la santé ne date pas d'aujourd'hui. Au XVIIe siècle déjà, les médecins conseillaient le cheval aux "goutteux" pour dérouiller leurs articulations malades. Les inventeurs des gymnastiques allemande et suédoise au XIXe siècle lui accordèrent également une place de choix dans les traités pédagogiques d'éducation physique.

Une médecine de l'oscillation

Plus près de nous, l'hippothérapie a connu un regain d'intérêt avec la publicité que lui a faite une cavalière danoise, Lis Hartel. Victime, en 1944, d'une polio qui la laisse complètement paralysée, elle refuse la fatalité et entreprend, grâce à une pratique assidue de l'équitation, un travail de reconquête de soi. A force de persévérance, elle regagne peu à peu le contrôle de tous les muscles de son corps à l'exception de ceux de la jambe à hauteur du genou. Elle atteint un tel degré de perfectionnement dans son sport qu'on la choisit pour défendre les couleurs du Danemark aux Jeux d'Helsinki en 1952, alors qu'elle se trouve toujours incapable de monter et de descendre toute seule de sa monture. Elle décroche ainsi la médaille d'argent dans l'épreuve de dressage! Une performance qu'elle réitère quatre ans plus tard à Stockholm. En marge de ses succès sportifs, Lis Hartel témoigne que l'hippothérapie peut vraiment aider les personnes paralysées à la suite d'une maladie ou d'un traumatisme grave. Le principe est simple: un déplacement à dos de cheval entraîne un mouvement oscillatoire du tronc qui rappelle les sensations qu'on éprouve pendant la marche à pied. Ce phénomène participe à rétablir les fonctions disparues. Au bout du compte, les cavaliers retrouvent plus d'autonomie et une plus grande liberté d'action.

Article publié par le 08/02/2005

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