Héroïne : comment décrocher ?

Mise à jour par Thomas Coucq, journaliste santé le 12/02/2014 - 16h42
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Un suivi psychologique et social

Le suivi psychologique fait également partie intégrante du traitement.
Il permet par exemple à la personne de prendre conscience des ressorts de son addiction : quel rôle joue le produit dans sa vie ? Comment peut-il le remplacer ? L’héroïne est-elle consommée pour anesthésier des émotions négatives liées à une dépression qu’il faut soigner pour éviter les rechutes ?

De nombreux usagers de drogues ont également des problèmes sociaux : dépenses exagérées, dettes, perte d’emploi, logement précaire… Un suivi par une assistante sociale peut donc également s’avérer utile.

Concrètement, comment trouver de l’aide pour décrocher de l'héroïne ?

À qui s’adresser pour trouver de l’aide ?
Tout d’abord à son médecin traitant. Celui-ci peut prescrire les produits de substitution et superviser le sevrage ou rediriger la personne vers un centre spécialisé qui propose une prise en charge pluridisciplinaire : médecins, psychiatres, assistants sociaux, psychologues…

Il n’est pas obligatoire de se faire hospitaliser ou d’intégrer un centre de désintoxication résidentiel pour décrocher de l’héroïne.
Cela peut toutefois être conseillé lorsque d’autres dépendances sont également présentes (alcool, cocaïne, benzodiazépines, etc.) ou si le risque de rechute est important, si la personne vit par exemple dans un squat avec d’autres personnes toxicomanes.

En post-cure, des communautés thérapeutiques peuvent accueillir pendant 6 mois à 1 an, la personne débarrassée de son addiction physique et qui souhaite du soutien pour se réinsérer, consolider le sevrage et réapprendre à vivre sans héroïne.

Initialement publié par Thomas Coucq, journaliste santé le 17/02/2014 - 12h30 et mis à jour par Thomas Coucq, journaliste santé le 12/02/2014 - 16h42

Merci au Dr Christian Figiel, psychiatre, chef du Département assuétude à Isosl et Directeur médical du Centre Alfa (Service de santé mentale spécialisé dans le traitement et la prévention de l'alcoolisme et des toxicomanies) et au Dr Constantin Papageorgiou, psychiatre spécialisé dans les addictions au CHU Brugmann à Bruxelles.

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