• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    2 avis
  • Consultations (2707)
  • Commentaires (0)

Guérir par les plantes: attention aux pièges

Guérir par les plantes: attention aux pièges
Beaucoup de sportifs se soignent par phytothérapie: une médecine à base de plantes. Rien de mal à cela, dans l'absolu. Mais la vigilance s'impose parce que la phytothérapie est moins contrôlée que les médicaments ordinaires.

La phytothérapie compte plusieurs milliers de préparations différentes, dont certaines sont très prisées des sportifs: tribulus terrestris, ginseng, guarana, griffes du chat, griffes du diable, silicium, millepertuis, griffonia, etc. La liste est longue. Et les consommateurs se fournissent de plus en plus souvent par internet ou via les herboristeries de quartier. Beaucoup de ces sportifs entretiennent aussi cette idée un peu naïve qu'en achetant un produit naturel tiré des plantes, rien de fâcheux ne peut leur arriver. Erreur! En réalité, il n'existe pas de barrière entre le chimique et le naturel. On peut très bien s'empoisonner avec des produits 100% naturels. Et l'usage de tisanes ou de gélules aux origines douteuses peut tomber sous le coup des règlements anti dopage. Il faut donc faire preuve de la plus grande méfiance vis-à-vis de toutes ces préparations, comme pour les autres médicaments, et privilégier toujours les produits passés au crible d'une analyse rigoureuse. Pour l'instant, seul le label Wall-Protect® (voir notre rubrique du 16/1/2007) garantit une totale innocuité.

Quand les producteurs s'autocongratulent...

L'autre mise en garde concerne la littérature, souvent dithyrambique, qui accompagne le lancement d'un nouveau produit sur le marché. Lorsque vous lisez des compliments pour un produit, vérifiez toujours qui est en train de parler. Si c'est la personne qui tente de vous vendre ce produit, prenez son témoignage avec des pincettes… Vérifiez que des études sont citées, et si elles le sont, vérifiez qu'elles ont été publiées dans des journaux scientifiques internationaux, et non dans des revues hyper spécialisées, à faible audience. On peut se dire dans ce cas que beaucoup de ces manuscrits n'auraient sans doute pas franchi victorieusement l'écueil du comité de lecture s'ils avaient été présentés à des revues plus prestigieuses telles The Lancet ou International Journal of Sports Medicine.

Article publié par le 29/01/2008

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
intervenez sur e-santé
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Médecines douces

Participez aux dernières discussions mises en ligne