Fractures du poignet et de l’avant-bras

Mise à jour par Dr Philippe Presles le 04/04/2014 - 13h05
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Les fractures du poignet et de l’avant-bras sont des fractures fréquentes.

Ces blessures se rencontrent lors des pratiques sportives, mais aussi lors d’accidents dans la vie quotidienne.

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Les fractures du poignet

Les fractures du poignet sont fréquentes.
Elles sont le plus souvent la conséquence d’une chute sur la paume de la main : glissade, chute à vélo, d’un escabeau, snowboard, autres activités sportives. Elles sont variées et de conséquences très diverses. Globalement, la complexité de la fracture et les lésions associées dépendent de la position de la main au moment du traumatisme (main dans l’axe de l’avant-bras ou plus ou moins inclinée) et de la violence du choc.

La fracture de Pouteau et Colles est la plus fréquente.
Elle correspond à une fracture de l'extrémité inférieure du radius (l’un des deux os de l’avant-bras), sans atteinte de l’articulation du poignet elle-même. Elle se traduit par un déplacement vers le dos de la main.

La fracture peut se compliquer et toute l’extrémité du radius peut être fragmentée.

  • Chez l’enfant, on peut rencontrer un simple tassement « motte de bourre », sans déformation visible ou des fractures incomplètes (en bois vert).
  • Chez l’adolescent, le décollement épiphysaire est plus fréquent (extrémité de l’os où se fait la croissance). Survient aussi plus souvent chez l’adolescent une fracture associée de l’extrémité inférieure des deux os de l’avant-bras.

 

Les traitements des fractures du poignet

Après remise en place des os, ils sont maintenus jusqu’à consolidation (entre 4 et 6 semaines).

Différentes techniques sont possibles :

  • Plâtre
    Immobilisation complète à l’aide d’un plâtre (traitement orthopédique). Des radiographies sont réalisées en début de traitement afin de vérifier l’absence de déplacement.
  • Broches
    Avant la pose du plâtre, il peut être nécessaire de fixer les fragments osseux à l’aide de broches pour éviter leurs déplacements. Parfois les broches percent la peau et pourront alors être retirées lors d’une consultation sans anesthésie. Les broches peuvent aussi être utilisées comme encrage pour caler les fragments.
  • Plaques vissées
    Certaines fractures nécessitent de visser des plaques, le plus souvent sur la face antérieure (palmaire) du radius en présence de fracture marginale antérieure.
  • Fixateurs externes
    En cas de fracture ouverte, un fixateur externe est employé : sorte d’outil prenant appui à la base du radius et sur le métacarpien (dos de la main), et maintenant ainsi à distance les os fracturés.
    La récupération est très variable, elle dépend du type de fracture et de l’âge du patient. Ainsi certaines personnes récupèrent totalement, d’autres garderont une gêne, voire un handicap.

Les complications

La fracture peut avoir endommagé les tissus environnants, entraînant des douleurs ou des gênes dans les mouvements. Le traitement lui-même, avec notamment la pose de broches ou de fixateurs, peut être à l’origine de réactions secondaires (irritation de la peau, d’un rameau nerveux, d’un tendon…), mais qui disparaissent dès le retrait.

Enfin, le syndrome d’algodystrophie est une complication fréquente provoquant des douleurs vives diurnes aux mouvements et nocturnes au repos. Le poignet, la main et les doigts sont gonflés, la peau est brillante, avec une raideur handicapante du poignet. Ce syndrome nécessite une prise en charge.

Après le plâtre, la rééducation est le plus souvent nécessaire pour retrouver une bonne mobilité du poignet et une bonne force de préhension.

 

Initialement publié par Dr Philippe Presles le 07/04/2014 - 13h05 et mis à jour par Dr Philippe Presles le 04/04/2014 - 13h05

Sofcot, http://www.sofcot.fr.

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