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Fractures de fatigue: prévention, détection et traitement

Fractures de fatigue: prévention, détection et traitement
Plus un os est fragile, plus il risque de se briser facilement à la suite d'un choc violent ou sous la contrainte de microtraumatismes répétés. Un examen existe qui permet d'évaluer ce risque. La prudence est nécessaire, parce qu'une fracture de fatigue est difficile à soigner.

Un test pour déterminer la fragilité des os

Le test de densité minérale osseuse (DMO) est établi sur la base du coefficient d'absorption des rayons X au niveau des vertèbres lombaires et de la hanche. Un score de DMO bas augmente nettement le risque de lésions osseuses, notamment les redoutables fractures de fatigue bien connues des sportifs. Cette valeur baisse au cours de la vie, surtout chez les femmes après la ménopause. Les hormones sexuelles féminines exercent en effet une action protectrice sur le squelette. Si leur taux est faible, l'os se trouve plus démuni face aux agressions. Plus tôt dans la vie, le problème se pose aussi chez des sportives aménorrhéiques ou d'autres qui ont un cycle menstruel perturbé. Enfin, l'alimentation joue aussi un très grand rôle. On met notamment en garde contre le manque de calcium qui menace les personnes anorexiques, notamment les athlètes.

Un diagnostic difficile

Certains profils sont donc reconnaissables comme à risque de fracture de fatigue: on ne peut pas toujours invoquer la fatalité. Malheureusement, le diagnostic de fracture de fatigue est souvent délicat: dans 80% des cas, le trait d'une fracture de fatigue ne se voit pas à la radiographie. Pour le mettre en évidence, il faut procéder à un examen appelé scintigraphie qui consiste à administrer par intraveineuse un produit très faiblement radioactif. Après une attente de 2 à 3 heures, l'examinateur est en mesure d'observer sa fixation sur les tissus et plus particulièrement dans les régions où règne une intense activité, comme dans le cas d'une lésion osseuse. Ensuite, on scanne le corps avec un appareil (gamma caméra) pour relever précisément ces zones de fixation. Ce n'est pas douloureux mais long et relativement cher. Pour mieux se rendre compte de la situation, on recourt de plus en plus souvent à l'examen par IRM (imagerie par résonance magnétique). Pour diagnostiquer la fracture de fatigue, on se base notamment sur la présence ou l'absence d'Œdème qui caractérise une lésion récente ou ancienne.

Article publié par le 04/11/2008

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