La fièvre : rarement grave, souvent inquiétante

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 21/06/2017 - 10h36
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C'est un symptôme extrêmement banal et même le plus fréquent au cours des maladies infectieuses. Cependant, il n'est pas toujours synonyme d'infection.

La fièvre, qui représente un motif courant de consultation chez le médecin, correspond à une élévation anormale de la température corporelle.

Quand faut-il s'en inquiéter ?

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Soyons rigoureux

"Avez-vous eu de la fièvre ?"
"Oui"
"Combien ?"
"Je ne sais pas, je n'ai pas pris ma température"

C'est bien là le problème. La fièvre n'est pas une sensation, c'est la mesure la plus précise possible de l'élévation de la température corporelle prise dans de bonnes conditions techniques. La température du corps est en moyenne de 37°C et peut varier dans la grande majorité des cas entre 36°5 et 37°5. En pratique, c'est à partir de 38°C qu'un médecin peut tirer des conclusions (les valeurs normales extrêmes dans la population se situent entre 36 et 37,8°C).

Pour être fiable, une température doit être mesurée au repos ou à distance d'effort.
L'absence de fièvre est appelée "apyrexie".

Certains médicaments appelés "antipyrétiques" font baisser la fièvre. Ils comprennent essentiellement les très connus aspirine et paracétamol, que l'on retrouve en totalité ou en partie dans un nombre considérable de médicaments. Il est donc possible, après une prise d'aspirine, de mesurer une température à 37° alors que la véritable température est supérieure à 38°.

A l'inverse, après une exposition prolongée au soleil, ou après un effort physique important, la température peut facilement dépasser les 38° sans que cela ait une valeur pathologique. Le plus simple dans ces cas-là est de reprendre la température au frais ou après une période de repos.

A quoi la fièvre correspond-elle exactement ?

La fièvre n'est pas une maladie, elle n'est qu'une réaction de l'organisme à certains facteurs pathologiques. L'hypothalamus, situé dans le cerveau, sert en quelque sorte de "thermostat". Une infection bactérienne ou virale peut par exemple libérer des facteurs "pyrogènes" provoquant la fièvre.

Attention toutefois, une fièvre n'est pas forcément synonyme d'infection.
Par exemple, un hématome volumineux en train d'être résorbé peut donner une fièvre modérée autour de 38°.
Autre exemple, une complication rare mais grave des médicaments neuroleptiques est une fièvre très élevée (plus de 40°) par dysfonctionnement des systèmes centraux de régulation thermique.

Initialement publié par Dr Renaud Guichard le 21/10/2001 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 21/06/2017 - 10h36
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