Fièvre acheteuse : comment en guérir ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/07/2016 - 16h59
-A +A

Si les symptômes de la fièvre acheteuse n'ont rien de très conventionnels (ni maux de tête ni alitement), les conséquences n'en sont pas moins alarmantes : interdits bancaires, surendettement... zoom sur les dépenses compulsifs et les moyens de s'en sortir.

PUB

Ne pas (trop) culpabiliser en cas de dépenses compulsives et excessives

Rares sont les dépensiers compulsifs à vie. La frénésie d'achat se manifeste souvent de facon sporadique. Inutile donc de culpabiliser à outrance. Inutile de foncer chez le psy après une soudaine frénésie d'achat. " Plutôt que d'aller chercher tout de suite la solution dans une thérapie," explique Michel Lejoyeux, psychiatre, "il faut faire un travail sur soi, reconnaître ses émotions". Bien souvent, les dépensiers compulsifs sont des gens déprimés qui s'ignorent. Plutôt que de rougir devant son relevé bancaire, mieux vaut donc se poser la bonne question : qu'est-ce qui m'a poussé à acquérir tout ça ? Et pourquoi ? Une séance d'introspection qui, dans la plupart des cas, devrait aider à identifier le vrai problème.

Quand l'aide d'un tiers devient urgent

Mais voilà ! Dans certains cas, la fièvre acheteuse cache une déprime plus profonde, moins passagère. L'acheteur compulsif ne peut faire face seul et a besoin d'appui. Proche de l'addiction, cette pathologie demande une prise en charge en psychiatrie ou en psychothérapie. Avec l'aide d'un spécialiste, le patient est poussé à faire son introspection et à se poser les bonnes questions. Autre méthode, tout aussi probante : les groupes de parole tels que les associations de "débiteurs anonymes", qui permettent à des dépensiers compulsifs de partager leurs problèmes et surtout de les formaliser. Un travail essentiel pour résoudre les " crises d'achat ". A chaque réunion, les personnes doivent rendre compte de leurs dépenses dans le moindre détail : une façon de faire le tri entre dépense nécessaire et achat d'impulsion, qui ne répond pas à une envie - toute naturelle - de se faire plaisir de temps en temps. Ce n'est que dans les cas les plus graves que la justice peut intervenir pour imposer des restrictions, comme la mise en tutelle ou la sauvegarde de justice.

Initialement publié par Psychonet Production le 21/01/2003 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/07/2016 - 16h59

Psychonet production

Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUB
A lire aussi
Envie de tout acheter… Pourquoi ? Et que faire ? Publié le 25/10/2013 - 15h10

L’accro du shopping , vous connaissez ? Ce roman met en scène une acheteuse compulsive. Elle achète, achète, mettant en péril son compte en banque. Si ce roman est drôlissime, la réalité des acheteurs compulsifs l’est nettement moins !

Soldes : 5 conseils pour garder la tête froide Publié le 04/07/2016 - 11h24

Deux fois par an, c’est la même chose : les soldes reviennent, nous tentant avec des bonnes affaires qui n’en sont pas toujours. Car ce n’est pas parce que les prix sont réduits que nous devons acheter sans nous poser de questions. Apprenez à maîtris...

La kleptomanie, maladie du vol Publié le 20/04/2017 - 14h39

Être kleptomane (ou cleptomane), ne pas pouvoir s'empêcher de voler dans les magasins, cela peut prêter à sourire ou à en faire des blagues ou des films comiques. Mais quand on vit cette réalité au jour le jour, la vie est beaucoup moins souriante.

Plus d'articles