Fibromes utérins, faut-il les enlever et comment ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 24/05/2017 - 11h35
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Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes.
Ils peuvent être très nombreux et parfois très volumineux.

Mais au-delà de ces deux considérations, la décision d'intervenir dépend avant tout des risques de complications.

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Qu'est-ce qu'un fibrome et quelles sont les complications possibles ?

Les fibromes correspondent à des excroissances du muscle utérin. Ce sont des tumeurs bénignes, mais qui peuvent atteindre des dimensions considérables, plusieurs centimètres. Certaines femmes peuvent aussi en avoir beaucoup, parfois jusqu'à une dizaine, voire une quinzaine de fibromes.

Les deux principales complications des fibromes sont :

  • soit des règles très hémorragiques,
  • soit un fibrome qui devient particulièrement volumineux, pouvant par exemple atteindre le volume d'une grossesse de 3 ou 4 mois.

Si vous n'avez pas ces complications, il ne faut rien faire !
C'est par exemple le cas d'une femme qui a un fibrome utérin de 3 ou même de 8 cm, qui ne saigne pas davantage pendant ses règles, et dont le fibrome n'augmente pas de volume et ne la gêne en aucune façon.
Le fibrome ne dégénère jamais en cancer. Certains cancers de l'utérus, des sarcomes, peuvent cependant être confondus avec des fibromes.

La fréquence des fibromes utérins augmente fortement à partir de 40 ans.
Les femmes ménopausées en ont donc très souvent (25% d'entre elles). Mais la question n'est pas d'en avoir ou pas, la question est de savoir faire le tri entre ceux qui sont des fibromes dits compliqués (règles hémorragiques et/ou volume important) et les autres, qui sont stables et qu'il ne faut pas toucher.

Le cas particulier des fibromes intracavitaires

Il existe une variété de fibromes extrêmement fréquente : les fibromes intracavitaires ou sous-muqueux, présents à l'intérieur de la cavité de l'utérus et non pas insérés dans la paroi du muscle utérin. Ces fibromes provoquent souvent des règles très hémorragiques.

Ils sont très difficiles à voir à l'échographie car ils sont de petite taille et situés profondément dans la cavité. On peut en revanche les appréhender par deux autres examens au choix : l'hystérographie (utilisant les rayons X) et l'hystéroscopie (tube muni d'une lumière et d'une caméra miniature).
Il est intéressant de les diagnostiquer car ils sont assez faciles à enlever en passant par les voies naturelles.
On procède par hystéroscospie, sous anesthésie générale. Cette intervention est définitive, excepté si le fibrome intracavitaire présente une extension dans le muscle utérin, car celle-ci pourra alors être à l'origine de récidives.

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 18/03/2008 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 24/05/2017 - 11h35

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