La fibrillation auriculaire augmente le risque d’AVC

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/02/2017 - 15h47
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Connaissez-vous les troubles du rythme cardiaque ? Le plus fréquent et le plus important, la fibrillation auriculaire, multiplie par 5 votre risque d’AVC. Nous explorons les relations entre ces deux risques.

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La fibrillation auriculaire augmente le risque d’AVC

Un risque multiplié par cinq : la fibrillation auriculaire est une des grandes causes d’AVC. Selon le Dr Mairesse, cardiologue aux cliniques du Sud-Luxembourg et ancien président de la Belgian Heart Rhythm Association, « on estime qu’un AVC sur 6 est lié à une fibrillation auriculaire, mais le chiffre réel est probablement plus important que cela. En effet un tiers des patients ne ressent aucun symptôme lié à la fibrillation auriculaire, donc il est logique d’imaginer que certains AVC se déclenchent chez des personnes qui n’avaient pas encore été diagnostiquées. »

Pour mieux comprendre le lien, il faut imaginer un cœur en fibrillation auriculaire. Les deux oreillettes, qui forment la partie supérieure du cœur et servent à recueillir le sang des veines, se mettre à battre faiblement et de façon irrégulière. En conséquence, le sang n’est plus expulsé correctement vers les ventricules et renvoyé vers les artères pour continuer à circuler dans le corps.

Mais quand le sang stagne, il risque de coaguler et de former un caillot susceptible de boucher un vaisseau sanguin. Si ce vaisseau se trouve dans le cerveau, c’est l’AVC.

Fibrillation auriculaire : quelles solutions pour diminuer le risque d’AVC ?

Il est important de consulter son médecin dès que l’on ressent des symptômes de fibrillation auriculaire. Mais même en l’absence de symptômes, le dépistage est intéressant à partir de 60 ou 65 ans. Si une fibrillation est détectée, il existe deux manières de prévenir les AVC :

  • Fluidifier le sang pour diminuer le risque de formation d’un caillot – pour cela, l’aspirine ne suffit pas, il faut de véritables anticoagulants.
  • Et aussi soigner la fibrillation auriculaire en elle-même. Il existe des médicaments qui permettent de ralentir ou de réguler le rythme cardiaque. On peut aussi poser un pacemaker si le rythme cardiaque est trop lent, ou éventuellement opérer le cœur pour brûler les foyers nerveux qui déclenchent la fibrillation.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 14/06/2016 - 12h07 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/02/2017 - 15h47
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