La fertilité se médicalise toujours plus en Belgique

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 12/02/2008 - 00h00
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Un couple belge sur 6 demande une assistance médicale pour concevoir un enfant. Le chiffre est énorme, il représente une explosion des différentes pratiques de procréation assistée depuis quelques années. Pourtant, les meilleurs conseils pour augmenter ses chances de faire un bébé tiennent au style de vie. Pas besoin de médecins pour eux!

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Des techniques en progrès

La procréation médicalement assistée, c'est d'abord une bonne nouvelle: les techniques s'améliorent, et le pourcentage de réussite augmente toujours. Si les gros titres sont faits par des femmes très âgées qui peuvent enfanter dans des conditions parfois discutables, le plus important ce sont les milliers de femmes qui réussissent à avoir leur bébé malgré leurs difficultés. Les progrès de la médecine ne vont pas seulement vers plus de réussite des procédures de procréation médicalement assistée, mais aussi vers une amélioration du vécu des patientes. Les traitements sont en effet très contraignants, et les laboratoires cherchent donc à les rendre plus légers, et à permettre au maximum à la patiente de les effectuer elle-même. Malheureusement, ces progrès ne vont pas vraiment dans le sens d'une réduction du coût pour la société. Selon l'âge de la mère, un enfant né par fécondation in vitro peut coûter entre 10 000 et 50 000 euros…

La solution est-elle dans le style de vie?

Surtout, il faut rappeler que l'assistance médicalisée n'est pas la seule solution pour augmenter ses chances d'avoir un enfant. Selon une étude récente en effet, les causes principales de l'infertilité sont des causes évitables. A commencer par le tabagisme: les femmes qui fument ont besoin de plus de temps pour concevoir que celles qui s'abstiennent de l'herbe à Nicot. Le surpoids et un autre facteur important: A partir d'un IMC de 26 (donc seulement un léger surpoids), le risque d'infertilité augmente de 50%. Et au-dessus de 30, il y a trois fois plus de risque! Ce qui est aussi intéressant dans ces deux facteurs, c'est qu'ils affectent aussi le père. De manière moins déterminante, mais bien réelle. L'abandon de la cigarette et le régime peuvent donc se faire à deux!

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 12/02/2008 - 00h00 Communiqué de presse Serono
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