Éviter le perfectionnisme

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 25/10/2013 - 15h04
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Si vouloir bien faire, c'est une qualité, être trop perfectionniste devient un défaut.

Et ce défaut vous gâche la vie à vous en première ligne. Les autres peuvent aussi en être incommodés, mais bien moins que vous, qui souffrez de ce défaut en permanence.

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Quand le perfectionnisme va trop loin

Alice doit inviter des amis à dîner. Elle en est malade d'avance, car elle veut que tout soit impeccablement réussi. Le choix du menu, la cuisson, la présentation, la décoration de la table, le vin… et même la conversation et les échanges. Elle met donc plusieurs semaines à choisir des amis qui vont s'entendre, autant de temps à choisir son menu, et elle s'angoisse à l'idée de ne pas être prête à temps. Pourtant, il s'agit d'amis tout à fait sympathiques et il n'y a aucun enjeu professionnel. Elle n'invite pas son patron…

On en arrive à se gâcher la vie

Le résultat, c'est qu'Alice se gâche le plaisir de préparer un bon moment et elle en arrive même à se gâcher la soirée elle-même. Car elle n'est jamais à la hauteur de ses attentes. Même quand les invités sont rentrés chez eux, Alice demande, inquiète, à son ami : "Tu es sûr que le vin était à la bonne température ? Qu'il allait bien avec le poisson ? Que Xavier ne s'est pas ennuyé ?" Elle s'inquiétait avant, et elle continue ensuite.

La volonté de tout contrôler

Alors, où est le problème ? Personne ne se plaint de rien, tout le monde a passé un bon moment… sauf Alice ! C'est que cette jeune femme veut tout contrôler. Elle voudrait que tout soit parfait, sans aucun risque d'erreur. Et c'est impossible.

Pourquoi veut-elle que tout soit parfait ?

C'est la question qu'elle devrait se poser pour mieux se comprendre et pour changer, pour aller vers plus de plaisir de vivre. C'est comme si Alice estimait qu'elle avait un devoir : celui d'être parfaite. Et que, si elle ne répondait pas à ce devoir, les conséquences seraient terribles. Lesquelles ?

Sans doute imagine-t-elle qu'on ne l'aimerait plus.

Cela correspond peut-être à une peur profonde ou à un manque d'estime de soi. Alors, pour être aimé, il faut tout bien faire, tout faire parfaitement.

Initialement publié par Dr Catherine Solano - médecin sexologue le 05/06/2007 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 25/10/2013 - 15h04
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