Euthanasie : une loi pour le respect de chacun

Publié par Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 22/04/2002 - 00h00
-A +A

Dans le difficile débat sur la fin de vie initié voici plusieurs années, la dernière ligne droite semble être entamée.

PUB
SOMMAIRE

Dans la foulée du projet de loi sur les soins palliatifs, les Parlementaires belges discuteront en Commission Justice de la Chambre de la dépénalisation de l'euthanasie. Si, au moment d'écrire ces lignes rien n'est encore définitif, le président de la Commission, Fred Erdman (SP.A) s'est exprimé. Si un accord semble être trouvé autour de la problématique soulevée par les patients terminaux. Le cas des patients non terminaux pose plus de difficultés. C'est pourquoi le texte de proposition de loi présenté par le Président parle de "situation médicale irréversible". Si le décès n'est pas imminent, un délai d'un mois supplémentaire sera nécessaire pour que le patient donne sa décision finale.

Dissuasif ?

Lié ce projet de loi à celui des soins palliatifs permet aussi de proposer une alternative aux patients en fin de vie. Certains y ont vu, à tort ou à raison, un objectif dissuasif pour l'euthanasie. Pour le Président, il faut laisser au médecin une certaine liberté d'appréciation de la situation de son patient car, lui seul, une vision globale du contexte social, familial et médical dans lequel se vit la demande du patient adulte. L'autre pomme de discorde concerne les patients mineurs. En effet, certains enfants ou adolescents exercent les mêmes demandes que les adultes. Or, les mineurs ne peuvent pas prendre cette décision et légiférer dans une telle matière semble impossible. En effet, comment résoudre la difficulté soulevée lorsque les parents sont séparés, par exemple. Enfin, le cas des patients psychiatriques soulève moins de questions puisqu'ils ne peuvent, par définition, prendre une décision en toute liberté.Quoi qu'il en soit, avant d'être adoptée la proposition de loi devra encore passer par la Chambre et puis, seulement on pourra discuter de son application... avant la fin de la législature ?

Publié par Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 22/04/2002 - 00h00 Commission Justice de la Chambre
Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUB
A lire aussi
Les Psy sur le divan Mis à jour le 02/03/2002 - 00h00

La consultation chez le psy devra d'abord recevoir l'autorisation du médecin. Cette mesure de M. Aelvoet risque bien de réduire encore un peu plus le contenu des caisses de l'INAMI…

Plus d'articles