Énurésie: le syndrome du pipi au lit

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 24/10/2011 - 10h39
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Le traitement médicamenteux de l'énurésie: en dernier recours contre le pipi au lit

La prise en charge médicamenteuse de l'énurésie est utilisée en dernier recours. Elle repose sur la desmopressine, qui agit sur la réabsorption de l'eau au niveau du rein. Si ce médicament est pris le soir avant le coucher, il permet de réduire le volume urinaire nocturne.
Le traitement est limité à 3 mois, renouvelable une fois, à la posologie minimale efficace.

Attention, certaines précautions sont indispensables pour éviter que l'effet rétention d'eau soit trop important et engendre des effets secondaires: limitation des boissons au minimum une heure avant et jusqu'à 8 heures après la prise du médicament, et ne pas boire la nuit. Certains symptômes doivent alerter et mener à l'interruption du traitement: augmentation rapide du poids, fatigue, manque d'appétit, nausées, voire vomissements, mais aussi maux de tête, agitation, irritabilité, confusion, somnolence, etc.
Le traitement ne devant jamais être ponctuel, il est nécessaire d'anticiper certaines situations où le traitement contre l'énurésie serait très utile, comme un séjour en collectivité (au moins un mois avant avec des doses progressives).
A noter également que le traitement peut être interrompu en cas d'infection (fièvre, gastroentérite, états infectieux...) pouvant avoir des répercussions sur le contrôle hydrique.

Le traitement est très efficace chez 60 à 70% des enfants, mais les rechutes à l'arrêt du traitement sont fréquentes. Lorsque c'est le cas, le traitement peut être repris.

Si vraiment tous les traitements se sont révélés insuffisants, il existe une dernière solution, réservée aux cas les plus difficiles et qui repose sur des antidépresseurs. Le suivi impliquera alors un pédopsychiatre. Le rapport bénéfice/risque devra être soigneusement examiné. En effet, les antidépresseurs sont déconseillés chez les enfants en raison d'une augmentation du risque de comportements suicidaires et hostiles (agressivité, opposition, colère).

Initialement publié le 19/09/2006 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 24/10/2011 - 10h39

Mise au point de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 19 janvier 2006.

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