Entorse

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Une personne victime d'une entorse est prédisposée à en avoir d'autres, l'articulation demeurant plus fragile.

Une entorse peut présenter trois degrés de gravité assez semblables :

Degré 1 (ligaments étirés mais non déchirés)

  • douleur (pouvant durer jusqu'à trois semaines) ;
  • possible coloration bleutée de la région atteinte ;
  • légère inflammation ;
  • capacité d'utiliser le membre blessé ;
  • consultation médicale non requise en général.


Degré 2 (ligaments étirés et partiellement déchirés)
  • présence des trois premiers symptômes du degré 1 ;
  • capacité très réduite d'utiliser le membre blessé.


Degré 3 (ligaments déchirés)
  • possibilité d'entendre la déchirure ou le craquement lors du traumatisme ;
  • douleur intense au toucher ;
  • saignement interne abondant (hématome important) ;
  • inflammation importante ;
  • impossibilité de bouger le membre ;
  • risque de confusion avec une fracture ;
  • risque de luxation (n'étant plus protégée par les ligaments, l'articulation sort de son axe).

Degrés 1 et 2 Faux mouvements : se fouler la cheville en marchant ou se tordre le pouce en jouant au ballon sont des exemples de faux mouvements responsables d'une entorse de degré 1 ou 2. La vitesse des réflexes se fait plus lente en vieillissant, de sorte que les faux pas - et les entorses - gagnent en fréquence avec l'âge. Degré 3 Sports énergiques : la pratique d'un sport vigoureux (hockey, ski de fond, course à pied, soccer, basketball, tennis, etc.) est la principale responsable des entorses de degré 3. Qui plus est, un manque de réchauffement, un entraînement insuffisant et de l'équipement inapproprié (fixations de ski trop grandes, par exemple) augmentent dangereusement les risques d'entorse.

Appliquer de la glace D'abord, élevez le membre blessé pour faciliter le retour du sang dans les veines et pour éviter qu'il ne se répande trop dans les tissus. Ensuite, appliquez de la glace (enroulée dans une serviette) afin de réduire le flot sanguin et de réduire l'inflammation. Maintenez la glace pendant 20 minutes et renouvelez l'application toutes les quatre heures pendant deux jours. Faire un bandage Couvrez la blessure d'une épaisse couche de coton fixée par un bandage élastique afin de soutenir les articulations et les ligaments blessés. Ne serrez pas trop pour ne pas bloquer la circulation sanguine. Garder le membre au repos Quel que soit le degré de gravité de votre entorse, utilisez le membre blessé le moins possible pendant une dizaine de jours. Il faut donner aux ligaments le temps de se reconstituer. Si le coude, l'épaule ou le poignet est touché, soutenez le bras à l'aide d'une écharpe. On peut se confectionner une écharpe avec une ceinture, des bretelles, une cravate ou des collants noués autour du cou. On peut aussi glisser le bras dans la fermeture éclair d'un manteau ou d'une veste. Pratiquer des massages Massez doucement la zone atteinte de temps à autre ; cela soulage la douleur et réduit l'inflammation. Bien se chausser Comme l'entorse de la cheville est la plus courante, adaptez vos chaussures à votre activité physique (souliers de marche, espadrilles, etc.). Les talons hauts (de plus de 5 cm) sont à proscrire, car ils ne maintiennent pas la cheville. Préférez les talons bas et larges. Bouger Une activité physique pratiquée régulièrement contribue à renforcer les articulations. Si vous êtes inactif depuis quelque temps, allez-y progressivement. Pratiquer son sport favori en toute sécurité Quelle que soit votre activité physique, prévoyez une période de réchauffement d'une quinzaine de minutes avant de commencer. Les orthèses de protection pour absorber les coups sont aussi recommandées. Il s'agit habituellement de bandages en tissu élastique avec ou sans coussinet. On les trouve chez les orthésistes et il en existe pour pratiquement tous les sports. Un équipement bien adapté est une autre mesure de précaution indispensable. Par exemple, si vous êtes un inconditionnel de la marche à pied ou de la course, changez d'espadrilles dès qu'elles vous paraissent usées. Une chaussure usée perd sa capacité d'absorber les chocs et ne protège plus correctement. Prévenir les faux pas chez les personnes âgées Lorsqu'on est âgé, un faux pas peut non seulement causer une entorse mais entraîner une chute responsable à son tour d'une fracture de la hanche ; ce type de fracture s'accompagne souvent de complications graves. Les cannes, trépieds, marchettes et fauteuils roulants peuvent contribuer à limiter les risques.

  • La douleur est insupportable.
  • La douleur persiste plus d'une semaine.
  • Vous êtes incapable de bouger le membre blessé.
  • Votre membre est "déboîté".
  • Vous croyez avoir une fracture.

Le médecin peut demander de faire passer des rayons X pour vérifier s'il y a une fracture ou une luxation et de quel type d'entorse il s'agit. L'examen physique lui permet de dire quels ligaments sont touchés.

Degré 2 Une entorse de degré 2 exige de limiter les mouvements de l'articulation pour ne pas aggraver la lésion. Le médecin pose donc une orthèse, support qui évite d'étirer davantage le ligament atteint. Il en existe pour tous les types d'articulations et il faut la porter environ trois semaines, sauf la nuit. Degré 3 Il faut absolument immobiliser le membre blessé pour ne pas endommager l'articulation, celle-ci n'étant plus protégée par les ligaments. Le médecin pose donc un plâtre pour un poignet, une cheville, un doigt ou un orteil blessé. Il recommande le port d'une écharpe si une épaule ou un coude est touché, et ce, même la nuit. Après trois semaines, les ligaments ont commencé à se reformer : ils ont recouvré 50 % de leur résistance itiniale. Le médecin peut alors enlever le plâtre ou l'écharpe.

S'il y a luxation, il faut replacer l'articulation dans son axe. Les médecins la replacent manuellement (si nécessaire, le patient sera mis sous anesthésie générale). Si des muscles ou des tendons se sont glissés entre les surfaces articulaires, il faut procéder à une chirurgie pour corriger la situation.

Dans les cas d'entorses de degré 3 ou de luxation, la rééducation est essentielle, car elle permet aux ligaments de retrouver rapidement toute leur capacité. Elle aide à maîtriser la douleur, à diminuer la raideur et à renforcer la musculature qui s'est atrophiée à cause du plâtre et de l'immobilisation. La rééducation se fait au moyen d'exercices et peut se prolonger jusqu'à deux ou trois mois avant que l'on retrouve sa pleine capacité fonctionnelle.

Publié par <a href="/taxonomy/term/19400" hreflang="fr">Dr Marcel Morand, Physiatre</a> le 06/09/2001 - 02h00 Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001
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