Enfants et sport : ne pas spécialiser à outrance…

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/09/2016 - 16h16
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Savez-vous que les enfants ont besoin de plusieurs heures d'activité physique par jour pour être en forme ? Malheureusement, peu en font autant. Et quand les enfants font effectivement du sport, c'est de façon organisée, et bien souvent un seul sport est pratiqué. Selon une étude récente, c'est une tendance dont il faut se méfier.

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Un seul sport ou plusieurs activités physiques ?

Jusqu’à il y a quelques décennies, les enfants et jeune sont eu pour activité physique la pratique de sports divers et variés, sans aucune supervision. On ne pouvait d’ailleurs pas à proprement parler de sports dans de nombreux cas : explorer la nature, se poursuivre, taper dans un ballon… ces mouvements étaient peu structurés, et ne répondaient en tout cas pas à des règles officielles.
Aujourd’hui, quand les enfants pratiquent une activité physique, tout le monde se réjouit. En effet, ils devraient en faire plus d’une heure par jour, et très peu sont dans ce cas. Mais quand elle est là, l’activité physique est souvent très structurée : les enfants font du sport à l’école, et parfois du sport à l’extérieur de l’école, mais ils ne « bougent » pas de façon indépendante, et ils ont tendance à se spécialiser dans un seul sport, où ils essaient ensuite d’être aussi bons que possible. Le phénomène est plus marqué encore aux Etats-Unis, où de bonnes performances sportives peuvent permettre à des enfants défavorisés de bénéficier de bourses pour faire des études supérieures, et où la réussite sportive est donc encore plus importante. Les chercheurs se sont donc penchés sur cette spécialisation… et ils en déduisent qu’il faut être prudent.

Des risques attachés à la pratique d’un seul sport

Pour les enfants qui se spécialisent dans la pratique d’un sport unique, il y a des conséquences à beaucoup de niveaux. Au niveau physique, le risque de blessures augmente, parce que les mouvements pratiqués sont toujours les mêmes, et que certains muscles sont donc sollicités de façon particulière. Par ailleurs, la pratique intensive d’un seul sport porte des risques psychologiques : les enfants très sportifs sont plus souvent atteints de burnout, de stress, voire d’anxiété. Enfin, d’après les chercheurs américains, il y a un risque pour les relations sociales des enfants : ils ont plus de difficultés à nouer des relations avec les enfants qui ne pratiquent pas le même sport, et ont tendance à être plus dépendants d’un faible nombre de  personnes.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/09/2016 - 16h16 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 20/09/2016 - 16h16

http://pediatrics.aappublications.org/content/138/3/e20162148

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