Enfants difficiles : un problème à prendre au sérieux !

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 01/09/2015 - 18h35
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Être parent d'un enfant difficile à table, qui refuse beaucoup d'aliments, c'est parfois une vraie galère. Selon une étude récente, ces difficultés doivent être prises au sérieux : refuser beaucoup d'aliments peut accompagner d'autres troubles qui doivent être dépistés.

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20 % des enfants sont difficiles

Des enfants difficiles, très exigeants pour leurs menus, et qui n'acceptent de manger qu'une petite gamme d'aliments, ce n'est pas ce qui manque. Selon une étude portant sur des enfants entre deux et six ans, 20 % des enfants sont si difficiles à table que le fonctionnement familial s'en trouve altéré.

Dans une large majorité des cas (17 % de tous les enfants), cette exigence est modérée : les enfants acceptent environ une dizaine d'aliments, et ils peuvent se nourrir un peu partout. 3 % des tout petits ont un rapport encore plus délicat avec la nourriture : certaines textures ou odeurs les dégoûtent, et ils ont réellement du mal à tolérer d'être proches de certains aliments, même sans les manger. Une sortie au restaurant par exemple est pour eux un calvaire, mêle s'ils ne mangent rien.

Être difficile à table peut dévoiler des troubles plus sérieux

La plupart des pédiatres s'entendent pour dire qu'il n'y a rien de plus normal qu'un enfant difficile, ou qui refuse certains aliments. C'est pourquoi le principal conseil aux parents est de prendre les choses avec philosophie : proposer plusieurs fois le même aliment pour voir si le refus passe, ne pas forcer à manger, ne pas donner au refus plus d'importance qu'il n'en a.
Mais ces stratégies doivent s'accompagner de vigilance. En effet, selon les chiffres, les enfants difficiles sont plus souvent victimes de troubles plus sérieux : anxiété, hyperactivité, dépression… Le risque d'hyperactivité par exemple est presque doublé chez les enfants qui mangent mal ; le risque de symptômes dépressifs augmente de moitié. Cette association se retrouve à tous les niveaux de difficulté, mais elle est plus fréquente quand la sélectivité de l'enfant augmente.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 01/09/2015 - 18h35 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 01/09/2015 - 18h35

Zucker, N. et al., www.pediatrics.org/cgi/doi/10.1542/peds.2014-2386 DOI: 10.1542/peds.2014-2386

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