La douleur, parlons-en !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 16/10/2007 - 00h00
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Hommes et femmes ne sont pas égaux face à la douleur. En plus de douleurs spécifiques (règles, grossesse, accouchement), les femmes sont plus souvent sujettes aux douleurs en général. Quelle qu'en soit la cause, la prise en charge est indispensable.

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Aujourd'hui, on peut soulager la douleur de l'accouchement (méthode de préparation, péridurale…). Reste maintenant à s'attaquer sérieusement aux autres types de douleurs. Certes, la douleur est un indicateur subjectif personnel. Mais ressentie à long terme, elle traduit un réel mal-être dont les conséquences sur l'état de santé sont importantes.

La douleur est amplifiée chez les femmes

La douleur ressentie par les hommes ne doit pas être négligée, mais il s'avère que les femmes ont un seuil d'apparition et de tolérance à la douleur plus bas que les hommes. C'est probablement pourquoi la fréquence, l'intensité et la durée des douleurs rapportées par les femmes sont plus élevées que chez les hommes, qu'il s'agisse de maux de tête, de douleurs musculaires, ou encore abdominales. Par ailleurs, la prévalence de certaines maladies est bien connue pour être supérieure chez les femmes : migraine, polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, syndrome du côlon irritable…

La migraine, puis plus récemment la fibromyalgie, sont des maladies particulièrement handicapantes, connues pour provoquer respectivement des crises douloureuses et une douleur chronique diffuse. La recherche se poursuit pour mettre au point des traitements performants capables de soulager les patients.
Mais il existe nombre d'autres maladies susceptibles de générer des douleurs importantes et auxquelles on ne pense pas forcément. Citons le cancer du sein et l'ostéoporose, deux affections particulièrement répandues.

L'ostéoporose génère des douleurs importantes

On estime que l'ostéoporose, maladie caractérisée par une fragilité osseuse, affecte un tiers des femmes ménopausées. Les fractures qui en résultent (tassement vertébral, fracture du col du fémur, des os du poignet…) génèrent des douleurs aiguës puis chroniques intenses. Si la maladie doit être prise en charge, il ne faut pas oublier de traiter aussi ces douleurs. Le traitement se doit d'être global et de tenir compte des répercussions sur la qualité de vie.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 16/10/2007 - 00h00 Communiqué de presse de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD), 19 septembre 2007.
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