Désorientation

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Désorientation aiguë

  • survient subitement ;
  • généralement accompagnée d'anxiété importante et, parfois, d'agitation ou d'une accélération du rythme d'élocution.
Désorientation chronique
  • souvent fluctuante au début ;
  • peut évoluer rapidement et devenir de moins en moins évidente pour la personne atteinte, au fil des mois et des années ;
  • généralement accompagnée d'apathie, de troubles du langage, de la mémoire et de l'équilibre, d'une perte d'autonomie et d'une difficulté à s'organiser ;
  • peut nécessiter une aide 24 heures par jour.

Désorientation aiguë

  • Réactions imprévisibles à des médicaments. Certains calmants, somnifères ou analgésiques, comme la codéine ou la morphine, sont une cause fréquente de désorientation, surtout chez certaines personnes âgées.
  • Réactions à l'alcool et aux drogues, en particulier à la cocaïne.
  • Epilepsie : une crise de convulsions est toujours suivie de quelques minutes de désorientation. Dans certaines crises d'épilepsie, dites partielles, la désorientation est parfois la seule manifestation, avec des mouvements automatiques des mains ou un mâchonnement des lèvres.
  • Accident vasculaire cérébral : la désorientation (surtout dans l'espace), qui dure quelques heures ou même quelques jours, en est parfois l'unique manifestation. La difficulté d'élocution peut également être un signe additionnel important.
  • Amnésie globale transitoire ou ictus amnésique : il s'agit d'une crise aiguë de troubles de la mémoire durant quelques heures et s'observant surtout chez les personnes âgés. Celles qui en sont atteintes posent sans cesse les mêmes questions, sans pouvoir retenir les réponses. Après la crise, il y aura perte du souvenir de ce qu'il s'est passé. Même si la crise semble spectaculaire, elle est généralement unique et le pronostic est favorable.
  • Hypoglycémie modérément grave : une certaine désorientation peut se manifester chez un diabétique traité avec de l'insuline injectable ou à l'aide de comprimés.
Désorientation chronique
  • Maladies diverses touchant des organes vitaux : dans les cas d'insuffisance rénale ou cardiaque, d'emphysème, ou de cirrhose par exemple, le cerveau ne reçoit pas suffisamment d'oxygène et d'éléments nutritifs essentiels à son fonctionnement.
  • Accidents vasculaires cérébraux à répétition : la désorientation peut fluctuer d'une journée à l'autre.
  • Démences, dont l'exemple le plus connu est la maladie d'Alzheimer. Au début, la désorientation dans le temps, dans l'espace ou avec l'entourage est fluctuante. Au fil des jours, elle devient plus fréquente.
  • Tumeurs et hématomes au niveau du cerveau : la tumeur cérébrale peut être bénigne ou maligne ; l'hématome cérébral, lui, se manifeste par un saignement à l'intérieur du cerveau à la suite, par exemple, d'une chute, d'un traumatisme ou d'une hypertension artérielle mal contrôlée. Dans de tels cas, la désorientation, accompagnée de troubles du langage, évolue en l'espace de quelques mois ou même de quelques semaines.

Désorientation aiguë

  • Ne pas paniquer : si vous avez de légers troubles de mémoire, s'il vous arrive souvent de chercher vos clés ou si vous mettez parfois deux ou trois secondes à reconnaître un lieu familier, soyez sans crainte, vous ne souffrez pas de la maladie d'Alzheimer ! Le fait d'être à l'occasion légèrement désorienté pendant quelques secondes est un phénomène tout à fait normal qui peut se produire dans des périodes de grande fatigue ou de stress.
  • Ne pas prendre n'importe quel médicament : même les médicaments vendus sans ordonnance peuvent causer des problèmes d'orientation. Parlez-en à votre pharmacien.
  • Suivre son traitement fidèlement : si vous souffrez d'une maladie comme le diabète ou l'épilepsie, assurez-vous de bien suivre votre traitement pour prévenir ce genre de problème.
Désorientation chronique
  • Assurer la sécurité des personnes atteintes : si ces personnes ont tendance à tout laisser brûler dans la cuisine, il vaut mieux débrancher la cuisinière ou la remplacer par un four à micro-ondes afin de prévenir les accidents. De même, vous pouvez leur procurer une bouilloire à arrêt automatique. Comme la désorientation s'accentue dans l'obscurité, vous pouvez également leur laisser des veilleuses allumées le soir et la nuit. Quant aux objets familiers, il est important de les laisser à portée de leur main.
  • Éviter de déménager ou de changer le décor habituel : la désorientation s'accentue dans un environnement inconnu. Le même phénomène se produit lors de voyages ou de visites à l'extérieur.
  • Ne pas laisser une personne atteinte conduire une voiture : n'hésitez pas à mentionner au médecin le fait qu'une personne de votre entourage a de la difficulté à conduire. Il est très dangereux de conduire lorsqu'on ne différencie plus un feu rouge d'un feu vert, par exemple.
  • Afficher des calendriers : encerclez les dates sur les calendriers afin de les aider à identifier le jour, la saison ou l'année.
  • Multiplier les occasions de stimuler leur attention : pour maintenir le contact avec la réalité, il faut non seulement leur parler, mais aussi leur faire lire le journal, écouter les nouvelles à la radio et à la télévision, etc.
  • Demander de l'aide auprès de certaines associations : il existe des centres de jour qui offrent des activités de loisir thérapeutique. Cela permet les interactions sociales à l'extérieur de la famille, tout en accordant un répit au conjoint ou aux enfants.Désorientation aiguë
  • Ne pas paniquer : si vous avez de légers troubles de mémoire, s'il vous arrive souvent de chercher vos clés ou si vous mettez parfois deux ou trois secondes à reconnaître un lieu familier, soyez sans crainte, vous ne souffrez pas de la maladie d'Alzheimer ! Le fait d'être à l'occasion légèrement désorienté pendant quelques secondes est un phénomène tout à fait normal qui peut se produire dans des périodes de grande fatigue ou de stress.
  • Ne pas prendre n'importe quel médicament : même les médicaments vendus sans ordonnance peuvent causer des problèmes d'orientation. Parlez-en à votre pharmacien.
  • Suivre son traitement fidèlement : si vous souffrez d'une maladie comme le diabète ou l'épilepsie, assurez-vous de bien suivre votre traitement pour prévenir ce genre de problème.
Désorientation chronique
  • Assurer la sécurité des personnes atteintes : si ces personnes ont tendance à tout laisser brûler dans la cuisine, il vaut mieux débrancher la cuisinière ou la remplacer par un four à micro-ondes afin de prévenir les accidents. De même, vous pouvez leur procurer une bouilloire à arrêt automatique. Comme la désorientation s'accentue dans l'obscurité, vous pouvez également leur laisser des veilleuses allumées le soir et la nuit. Quant aux objets familiers, il est important de les laisser à portée de leur main.
  • Éviter de déménager ou de changer le décor habituel : la désorientation s'accentue dans un environnement inconnu. Le même phénomène se produit lors de voyages ou de visites à l'extérieur.
  • Ne pas laisser une personne atteinte conduire une voiture : n'hésitez pas à mentionner au médecin le fait qu'une personne de votre entourage a de la difficulté à conduire. Il est très dangereux de conduire lorsqu'on ne différencie plus un feu rouge d'un feu vert, par exemple.
  • Afficher des calendriers : encerclez les dates sur les calendriers afin de les aider à identifier le jour, la saison ou l'année.
  • Multiplier les occasions de stimuler leur attention : pour maintenir le contact avec la réalité, il faut non seulement leur parler, mais aussi leur faire lire le journal, écouter les nouvelles à la radio et à la télévision, etc.
  • Demander de l'aide auprès de certaines associations : il existe des centres de jour qui offrent des activités de loisir thérapeutique. Cela permet les interactions sociales à l'extérieur de la famille, tout en accordant un répit au conjoint ou aux enfants.

  • La désorientation est survenue subitement et a duré plusieurs minutes, quelques heures ou quelques jours (consultez rapidement dans les heures ou les jours qui suivent).
  • La désorientation est associée à d'autres maladies comme l'insuffisance cardiaque, l'emphysème, etc.
  • La désorientation évolue au fil des semaines, des mois ou des années et s'accompagne de symptômes tels que des troubles d'élocution ou de mémoire.

Le médecin recueillera les informations pertinentes et procédera à un examen physique complet afin d'évaluer la situation et de poser un diagnostic. Des examens de laboratoire, tels que le dosage de la glycémie et des électrolytes, un électroencéphalogramme ou un scan, pourront être demandés au besoin. Le médecin vérifiera également les médicaments du patient. Certains tests effectués à l'aide de questionnaires ou d'exercices permettront d'évaluer les fonctions intellectuelles, comme la mémoire, le calcul, le langage, la faculté d'orientation ou la capacité d'attention. Une consultation en neurologie, surtout chez les sujets souffrant d'épilepsie ou de désorientation aiguë, sera généralement demandée.

Désorientation aiguë

  • Dans les cas de désorientation causées par des médicaments, la prescription de la personne sera modifiée par le médecin. Pour la désorientation liée à une crise d'épilepsie, à un accident vasculaire cérébral ou à une amnésie globale transitoire, le médecin suivra l'évolution de la maladie et tentera de prévenir les récidives. Pour traiter l'hypoglycémie modérée, il pourra donner des solutés à base de glucose en perfusion, faire absorber des substances sucrées par la bouche si le patient est capable de les prendre ou prescrire une médication en injections.
Désorientation chronique
  • Le traitement dépendra de la maladie en cause. Une médication sera prescrite dans le but d'obtenir la maîtrise optimale de la maladie (insuffisance cardiaque, diabète, emphysème, etc.). Une intervention chirurgicale peut s'avérer nécessaire pour enlever une tumeur, drainer un hématome, débloquer une artère bouchée ou rétrécie. Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, plusieurs médicaments capables d'améliorer la qualité de vie dans certains cas sont actuellement à l'étude.
Initialement publié le 31/05/2001 - 02h00 et mis à jour par <a href="/taxonomy/term/19418" hreflang="fr">Dr Michel Duplessis, Neurologue, Clinique Neuro Rive-Sud, Greenfield Park</a> le 01/08/2005 - 02h00 Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005
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