• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    1 avis
  • Consultations (4313)
  • Commentaires (0)

Le désir de retarder l'éjaculation n'a pas toujours existé...

Le désir de retarder l'éjaculation n'a pas toujours existé...
Depuis quelques dizaines d'années, on parle d'éjaculation précoce comme du mal du siècle sur le plan sexuel masculin: 1 homme sur 3 serait atteint. Pourtant, les hommes n'ont pas toujours considéré la chose ainsi. Tout a beaucoup évolué, jusqu'à des excès dont nous sommes en train de revenir...

La durée conseillée a changé


Aux 16e et 17e siècles, des théologiens affirment que le mari doit prolonger "l'accouplement" le temps nécessaire à ce que sa femme émette sa semence. On pensait en effet à l'époque que lors de l'orgasme, la femme émettait une substance indispensable à la fécondation. Si la femme n'avait pas d'orgasme, son conjoint devait alors la caresser ou elle devait se caresser elle-même pour arriver à émettre cette semence. Sinon, les théologiens considéraient qu'il pouvait s'agir d'un péché: éviter le plaisir féminin était synonyme d'éviter une grossesse, donc une méthode contraceptive! Et l'on devait chercher à faire des enfants sous peine de pécher… Plus tard, les choses ont changé: au 19ième siècle, on pensait que passer du temps à faire l'amour sans éjaculer sur le champ témoignait d'un affaiblissement maladif. Seule l'ivrognerie pouvait expliquer que cela dure! En 1906, une enquête sur la sexualité montre que 98% des couples ont des rapports sexuels de moins de 2 minutes. En 1945, le rapport Kinsey repère que dans 96% des cas, le rapport sexuel dure moins de 3 minutes (une minute de gagnée en 39 ans!).

L'apparition de l'éjaculation précoce


Dans les années qui ont suivi, on a commencé à parler d'éjaculation précoce, ce qui montrait qu'on estimait une durée minimale nécessaire à un rapport sexuel réussi.
La définition de l'éjaculation prématurée a petit à petit évolué: Au début on estimait qu'un homme était éjaculateur prématuré si, à partir de la pénétration vaginale, il "tenait" moins de 10 secondes, puis quelques années plus tard, moins de 30 secondes, puis ce temps a augmenté pour en arriver avec Masters et Johnson (en 1970) à une définition qu'on peut aujourd'hui qualifier d'exagérée! Pour ces sexologues, un homme souffre d'éjaculation précoce si sa partenaire n'arrive pas à l'orgasme dans plus de 50% des cas. Quand on sait que de nombreuses femmes n'atteignent pas l'orgasme lors du coït, on mesure le nombre d'hommes potentiellement considérés comme "anormaux"!

Page précédente

Article publié par le 13/04/2009 - 23:00

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 
Commentez cet article 
Prévisualisation

*Saisie obligatoire pour envoyer

Informatique et libertés

Pub

VOTRE COMMUNAUTÉ Santé sexuelle

Participez aux discussions les plus actives