La délicate délivrance du placenta

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/10/2016 - 11h32
-A +A

La délivrance ou l’expulsion du placenta se déroule après la naissance du bébé. Pour les parents, concentrés sur leur nouveau-né, elle peut paraître comme une formalité. C’est pourtant une phase importante de l’accouchement - car à risque, particulièrement surveillée par la sage-femme ou le médecin.


 

PUB

La délivrance du placenta, ça se passe comment ?

Organe temporaire dont la fonction principale est d’assurer les échanges sanguins entre la mère et son enfant, le placenta se forme au début de la grossesse dans l’utérus, et doit en être expulsé après l’accouchement.

Quand tout va bien, cela se passe tout seul : 15 à 20 minutes après l’expulsion du bébé, les contractions de l’utérus reprennent. Elles vont à la fois faire sortir le placenta et comprimer les vaisseaux sanguins utérins qui l’alimentent, ce qui va arrêter les saignements de la mère. Si la mère est sous anesthésie péridurale, ces contractions ne seront pas ressenties du tout.

 

Des complications possibles

Dans de cas rares (moins de 5% des accouchements), les saignements ne cessent pas d’eux-mêmes : on parle d’hémorragie du post-partum, ou hémorragie de la délivrance.

Il peut en effet arriver que le placenta ne se détache pas correctement de l’utérus. Il en reste alors des parcelles qui saignent et empêchent l’utérus de se contracter correctement.

Il est aussi possible que l’utérus ne se contracte pas assez fortement, ni correctement, parce qu’il a été distendu pendant la grossesse (par un bébé très gros, par exemple), parce qu’il a déjà connu plusieurs grossesses, ou encore pour d’autres raisons.

Dans tous ces cas, et si l’utérus saigne, il s’agit d’une urgence : les deux artères qui alimentent le placenta apportent chacune un demi-litre de sang par minute. Si on n’interrompt pas ce saignement, la vie de la mère peut être en danger. Par ailleurs, le fait que le placenta, ou une partie, demeure dans l’utérus, présente en soi un risque d’infection.

 

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/10/2016 - 11h32 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 28/10/2016 - 11h32

Pr Frédéric Debiève, obstétricien au service d’obstétrique des Cliniques Saint-Luc à Bruxelles

Notez cet article
Vous devez être connecté à votre compte E-Santé afin de laisser un commentaire
PUB
A lire aussi
Grossesse gémellaire : quel suivi ? Publié le 08/03/2016 - 15h40

Incroyable mais vrai : vous attendez non pas un mais deux bébés ! Une aventure pas comme les autres qui commence dès la grossesse grâce à un suivi adapté aux femmes qui attendent des jumeaux : on parle de grossesses gémellaires .

Plus d'articles