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Cyanure : un danger à nos portes

Cyanure : un danger à nos portesLe cyanure a la mauvaise réputation qu'on lui a faite pour son utilisation dans les chambres à gaz. Mais on est assez surpris d'apprendre que ce gaz est l'un des principaux produits de la combustion de la plupart des matériaux retrouvés dans nos maisons.

Le cyanure constitue selon les toxicologues un des plus grands responsables de décès chez les victimes d'un incendie. En effet, ce sont surtout les intoxications qui tuent et plus rarement les brûlures lors d'un incendie banal. Mais on ignore encore beaucoup de choses à ce sujet. Tout d'abord, le cyanure est très rapidement éliminé par l'organisme, si bien qu'on ne le détecte que rarement dans le sang. De plus, les professionnels de la santé n'y pensent pas tout de suite. Après avoir donné les premiers soins, dès le transport vers l'hôpital, il est souvent trop tard. Il s'agit alors d'une non-reconnaissance d'une intoxication que l'on pourrait par ailleurs traiter.

Gaz mortels

Les gaz principalement mis en cause sont le CO et le cyanure. Pour les spécialistes, il faut toujours évoquer cette dernière intoxication lorsqu'une personne est retrouvée comme morte dans un incendie. Un antidote qui coûte très cher existe et permet de diminuer rapidement les symptômes. Les nouveaux traitements ne provoquent pas ou peu d'effets secondaires par rapport aux traitements nitrés. En effet, ces derniers entraînent des diminutions importantes d'hémoglobine dans le sang…Cependant, même avec des produits aussi dangereux, le traitement reste efficace car le danger de cette intoxication au cyanure à court ou à long terme est réellement important. L'exposition à une haute dose peut être fatale en quelques minutes. En revanche, si elle est de moindre importance ou si elle se produit par voie percutanée (à travers la peau) ou orale, les effets seront plus lents, permettant par exemple une intervention. Les séquelles neurologiques peuvent n'apparaître que plusieurs mois plus tard. Le danger si l'empoisonnement est méconnu est de voir perdurer les symptômes, jusqu'à ce qu'ils deviennent irréversibles. Cependant les nouveaux traitements restent chers et non remboursés : comptez environ 600 euros par kit !

En Belgique nous ne serions pas capables de faire face à une catastrophe de grande ampleur car les stocks de kit de traitement sont nettement insuffisants dans les unités de soins intensifs de nos hôpitaux.

Article publié par le 05/11/2002

Sources : Congrès de toxicologie,UCL 2002

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