Craquement des articulations

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Les symptômes se présentent sous deux formes :

  • Le mouvement de l'articulation (genou, épaule, cou, main, hanche, coude) s'accompagne d'un bruit ou d'une sensation de craquement.
  • Le craquement s'accompagne de douleur, de raideur, d'un blocage de l'articulation, d'une perte de tonus du membre ou d'oedème.

Causes directes

  • Croissance ou vieillissement. À l'adolescence, les craquements articulaires peuvent être dus au fait que les tendons, les ligaments et les os ne croissent pas au même rythme. Chez la personne âgée, ils sont plutôt attribuables à l'amincissement du cartilage, puis à sa fissuration et à sa déformation.
  • Arthrose. L'usure du cartilage gêne le jeu de l'articulation et crée des pressions inadéquates.
  • Arthrite. Les diverses formes d'arthrite (rhumatoïde, goutteuse, psoriasique, etc.) causent elles aussi des dommages aux articulations.
  • Souris articulaire. C'est le nom courant donné aux calcifications, dépôts calcaires qui se forment dans les articulations, soit spontanément, soit à la suite d'un traumatisme. Ces dépôts nuisent au jeu de l'articulation.
  • Luxation. Une partie de l'os sort complètement de l'articulation. Cela est habituellement le résultat d'un traumatisme.
  • Subluxation. L'os sort partiellement de l'articulation puis revient à sa place. L'exemple le plus courant est celui de l'os de la mâchoire, souvent par suite d'une occlusion déficiente.
  • Hyperlaxité ligamentaire. Certaines personnes ont des tendons plus longs et plus élastiques que la normale. Il s'ensuit que les articulations se déplacent davantage et craquent plus souvent. Cette particularité est parfois appelée syndrome de Paganini, d'après le célèbre violoniste du 19e siècle dont on explique la virtuosité phénoménale par une hyperlaxité ligamentaire prononcée.
  • Morphologie héréditaire : dans certaines familles, certains individus, même jeunes, ont des articulations déformées.
Causes favorisantes
  • Obésité. Elle favorise l'arthrose et aggrave l'arthrite, à cause du poids imposé aux articulations.
  • Activités sportives avec sauts ou déplacements rapides. Elles favorisent l'arthrose.

  • Ne pas ignorer un craquement s'accompagnant d'un autre symptôme. Vous pourriez souffrir d'un problème de santé nécessitant des soins.
  • Surveiller son poids. Cela limite la progression de l'arthrose, surtout dans les articulations de la hanche et du genou.
  • Préférer les activités physiques sans impact. Cela ménagera vos articulations et minimisera le risque de traumatisme.
  • Faire des exercices d'étirement et de musculation. Les ligaments et les muscles font office de stabilisateurs. S'ils remplissent mal cette fonction, le stress imposé aux articulations est plus important.
  • Se garder en forme. Être en forme incite à demeurer actif.
  • Ne pas interrompre ses activités. Si vos craquements ne s'accompagnent pas d'autres symptômes, il n'y a aucune raison de mettre fin à vos activités. Au contraire, l'inactivité entraînera des symptômes plus sérieux.

  • Un ou plusieurs craquements persistent depuis longtemps et vous ennuient.
  • Les craquements s'accompagnent de douleur, de raideur, d'un blocage, d'oedème ou d'une perte de tonus d'un membre.
  • Les craquements surviennent à la suite d'un traumatisme.

Le médecin vous interrogera d'abord sur vos antécédents personnels et familiaux. Il procédera à un examen clinique de l'articulation. Selon les résultats, il commandera une radiographie simple, une arthrographie (injection d'un liquide colorant) ou une arthroscopie (examen permettant de voir à l'intérieur de l'articulation à l'aide d'une mini-caméra), peut-être même un examen au scanner ou de résonance magnétique.

Causes directes Si le craquement est le seul symptôme, il n'y a pas de traitement et cet état n'est pas dangereux. En cas d'arthrose et d'arthrite, on traitera le mal à la source. Une souris articulaire, une luxation ou une subluxation pourront nécessiter une chirurgie. Dans le cas d'une subluxation d'un os de la mâchoire, attribuable à une occlusion inadéquate ou à une hyperlaxité ligamentaire, une consultation chez le dentiste s'impose, et il est parfois nécessaire d'installer une plaque. L'hyperlaxité ligamentaire diminue habituellement de manière spontanée à la fin de la vingtaine. Causes favorisantes On conseillera souvent une perte de poids ainsi qu'une activité physique ne comportant ni sauts ni mouvements brusques.

Initialement publié le 31/05/2001 - 02h00 et mis à jour par <a href="/taxonomy/term/19403" hreflang="fr">Dr Côme Lassonde, Omnipraticien, Clinique Médicale La Vallée du Richelieu, Beloeil</a> le 01/08/2005 - 02h00 Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Media, 2005
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