Comment prévoir qui aura une dépression ?

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 03/01/2018 - 12h13
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Chez certaines personnes, un événement difficile – perte d’un emploi, deuil ou autre – risque de déclencher, plusieurs années plus tard, une dépression nerveuse parfois difficile à traiter. Et si l’on savait à l’avance lesquelles ?

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Un marqueur dans l’amygdale

L’amygdale, petite partie du cerveau qui joue un rôle clé dans notre perception des émotions, notamment la peur, pourrait servir de marqueur de risque de dépression. En effet, selon les individus, cette zone réagit de façon différente quand une menace est perçue. Chez certains, elle s’active fortement ; chez d’autres, moins.

Une étude récente vient de suivre pendant plusieurs années des personnes chez qui l’activité de l’amygdale avait été mesurée au début de l’âge adulte.

Plus d’activité de l’amygdale, plus de risque de dépression

Le but de cette étude était de comparer le parcours des personnes dont l’amygdale était plus active avec celui des autres. Pour cela, les personnes ont été à nouveau interrogées un an, puis deux ans après leur première évaluation. À chaque fois, il est apparu que les personnes dont l’amygdale réagit fortement à une menace sont plus à risque de développer une dépression suite à des épreuves de la vie.

L’effet mesuré était modeste, mais il reste prometteur. En effet, si l’on a une idée des personnes qui sont plus à risque de développer une dépression nerveuse, il devient possible de concentrer sur eux les stratégies de prévention. Attention cependant à ne pas simplifier à l’excès ce résultats : l’amygdale n’est qu’un maillon du mécanisme de notre gestion des émotions et de notre réponse au stress. Il y a encore beaucoup à découvrir.

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 03/01/2018 - 12h13

http://www.cell.com/neuron/fulltext/S0896-6273(14)01164-7

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