Comment guérir d'une blessure musculaire ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 02/03/2017 - 09h42
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Le muscle est un des plus étranges de tous les tissus de l'organisme. Il est capable de résister à des tensions énormes. Mais il lui arrive aussi de lâcher dans des circonstances parfaitement banales.

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Comment réagir à une blessure musculaire ?

La plupart des sportifs connaissent bien cette sensation douloureuse de coup de poignard qui survient subitement lors d'un effort un peu brutal. En cas de blessure musculaire, il n'existe d'ailleurs pas de remède miracle. Longtemps, on a utilisé l'échelle d'Andrivet pour établir le degré de gravité de la blessure musculaire : contracture, élongation, déchirure, claquage. Les termes sont tout à fait explicites et répondent au vécu des patients.

L'intensité de la douleur est difficile à mesurer
Malheureusement, la classification d'Andrivet ne permet pas de recouvrir très précisément des notions essentielles comme l'intensité des douleurs, la rapidité du processus de consolidation ou la probabilité de récidives. Elle ne trouve pas non plus beaucoup d'écho dans les images obtenues par échographie. On a alors tenté d'établir une distinction sur base de la taille de la blessure.

Prédire les étapes de guérison reste complexe
Intuitivement, on estimait en effet qu'une déchirure de 4 centimètres devait forcément mettre deux fois plus de temps à cicatriser qu'une déchirure de 2 centimètres. En réalité, rien n'est plus faux, on constate même qu'il est parfois plus difficile de se débarrasser d'un point douloureux que de guérir d'une rupture massive des faisceaux. Bref, malgré toutes les tentatives de classification, on ne dispose toujours pas d'un critère diagnostique fiable qui permette de prédire les étapes de guérison et le risque de récidive des blessures musculaires. En revanche, on a fait de gros progrès en terme de prise en charge.

En cas de blessures musculaires, l'impatience récompensée

Autrefois, on recommandait le repos. Le mot d'ordre était donc, en cas de blessure musculaire, de se tenir tranquille ne pas contrarier ces mécanismes de réparation. Aujourd'hui, cette théorie suscite beaucoup plus de doutes. Certes, la cicatrisation survient de façon spontanée. Mais on peut la guider par le maintien d'un minimum d'activité physique, et ce dès le début de la phase de récupération !

Continuer à bouger pour se réparer
D'après des travaux récents, il semble même que la première semaine de soins joue un rôle essentiel. Grâce à des exercices doux, on peut mieux résorber l'hématome et favoriser la cicatrisation. La chaise longue n'est pas un bon outil thérapeutique en cas de blessures musculaire. Il faut continuer à bouger et à s'entraîner. "Dans les limites de la douleur", comme disent les médecins.

Initialement publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé, avec l'aide d'Arnaud Bruchard le 12/04/2010 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 02/03/2017 - 09h42
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