Comment gérer un proche malade d'Alzheimer ?

Mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 12/11/2013 - 11h56
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La maladie d’Alzheimer transforme la vie de la personne touchée, mais aussi celle de son entourage et particulièrement celle de l’aidant, la personne désignée pour accompagner le malade au quotidien.

Comment surmonter une telle épreuve ? Quelques conseils pour gérer la situation…

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Qui sont les aidants ?

La Belgique compte 85.000 patients atteints de maladie d'Alzheimer. Si l'on compte toutes les formes de démence on arrive à plus de 9% de la population âgée de plus de 65 ans.

S’occuper d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer est déstabilisant et épuisant, physiquement et psychologiquement.
On les appelle les aidants, et pourtant, eux aussi ont besoin de se faire aider. En effet, la tâche qui leur incombe, accompagner la personne malade et lui prodiguer les soins nécessaires, est particulièrement difficile.
Les aidants sont bien souvent le conjoint ou un enfant, mais il peut s’agir de tout autre membre de la famille, d’un ami voire d’un voisin.

Un aidant qui va bien, c’est un malade qui va mieux.
Pour gérer efficacement un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, il faut aussi penser à soi et se protéger.

Quatre conseils pratiques pour gérer un proche malade d’Alzheimer

  • Essayer de comprendre le malade
    Pour accompagner un malade, il faut s’efforcer de le comprendre.
    En effet, la maladie évoluant, les réactions et les comportements changent progressivement et l’on peut rapidement se sentir démuni, même en présence d’une personne jusque-là très proche. La comprendre permet de mieux réagir, d’améliorer la qualité de la relation et d’adapter son aide aux différents besoins.
    Il ne faut pas hésiter à se renseigner sur cette maladie, ses symptômes, son évolution, à discuter avec d’autres aidants ou avec des professionnels de santé.
  • S’accorder des moments de répit
    On peut rapidement s’épuiser physiquement et moralement en s’occupant d’un malade d’Alzheimer et mettre sa propre santé en danger.
    Il faut savoir prendre du recul et oser s’accorder des pauses, avec des moments vraiment à soi.
    Repérer les amis, voisins et les autres membres de la famille qui peuvent régulièrement ou même ponctuellement s’impliquer à vos côtés.
  • Entretenir une vie sociale
    Pas question de se replier sur son couple aidant-aidé et de délaisser sa vie sociale sous prétexte de manquer de temps, de culpabiliser…
    Il faut continuer à sortir, à mener ses activités et à rencontrer d’autres personnes.
    Le piège est de s’enfermer dans cette relation à deux, aussi prenante soit-elle, et de se retrouver exclusivement au service du malade.   
  • Se faire soi-même aider
    Enfin, il est impératif d’accepter de se faire aider car tout dévoué que l’on soit pour son proche, il ne faut pas s’oublier.
    Il est primordial de repérer dans son environnement tout ce qui peut aider dans les tâches quotidiennes : les autres personnes (amis, voisins, famille), mais aussi les services (professionnels de santé, aide à domicile, séjour en hôpital de jour…), les outils, etc.
    Prendre contact avec les associations et avec d’autres aidants peut apporter de nombreuses réponses aux besoins spécifiques de la personne malade.

On retiendra qu’il ne faut ni s’isoler, ni s’épuiser et qu’il est parfaitement normal de se faire aider.
Pour plus d'informations sur la maladie d'Alzheimer et le quotidien des aidants, consultez le site de la ligue Alzheimer Belgique. Un malade, c'est toute une famille qui a besoin d'aide.

Initialement publié par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 18/11/2013 - 14h56 et mis à jour par Isabelle Eustache, journaliste Santé le 12/11/2013 - 11h56

France Alzheimer, http://www.francealzheimer.org. Ligue Alzheimer Belgique.

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