Chlamydia

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L'infection génitale à chlamydia trachomatis est sexuellement transmissible et très fréquente. Souvent asymptomatique chez la femme, elle peut être source de stérilité en cas d'atteinte chronique des trompes.

  • Chlamydia trachomatis. Bactérie se transmettant par voie sexuelle, par contact direct avec les sécrétions des sujets infectés ou avec du matériel souillé par les sécrétions. Elle est responsable d'infections génitales et oculaires (trachome).
  • Chlamydia pneumoniae. Bactérie se transmettant par voie respiratoire. Elle provoque pneumonie, sinusite et pharyngite. Elle pourrait également jouer un rôle dans la maladie asthmatique. La présence de chlamydia pneumoniae est par ailleurs suspectée dans la maladie coronarienne (angor, infarctus du myocarde).
  • Chlamydia psittaci. Bactérie infectant les oiseaux. La transmission à l'homme (psittacose ou ornithose) se fait par inhalation du microbe contenu dans les déjections d'oiseaux infectés ou par contact direct avec des oiseaux infectés. Elle entraîne le plus souvent une pneumonie.

Eviter les comportements sexuels à risque en utilisant des préservatifs et en limitant le nombre de partenaires. En cas de diagnostic d'infection à chlamydia trachomatis, les partenaires récents doivent être examinés pour dépister une éventuelle contamination.

Une contamination par Chlamydia trachomatis peut entraîner :

  • Chez la femme, salpingites (infection d'une trompe), cervicite (infection du col de l'utérus). Elles se manifestent par des douleurs pelviennes, des saignements (en dehors des règles) et des leucorrhées (pertes blanches). L'infection est souvent silencieuse, risquant d'entraîner à terme des complications (grossesse extra-utérine, stérilité en raison de rétrécissements ou de kystes sur les trompes).
  • Urétrite : écoulements, brûlures en urinant. Chez l'homme, une épididymite peut être associée (testicules douloureux ou enflés).
  • Rectite (inflammation du rectum).
  • Conjonctivite chez un nouveau-né de mère infectée.
  • Maladie de Nicolas-Favre ou lymphogranulomatose vénérienne. Elle se traduit par une ulcération génitale (chancre) associée à une infection des ganglions lymphatiques.
  • Trachome. Il s'agit d'une infection de la conjonctive et de la cornée. Fréquente en Asie et en Afrique, elle peut aboutir à la cécité en l'absence de traitement, par opacification de la cornée.
L'infection par Chlamydia pneumoniae ou Chlamydia psittaci peut donner lieu à :
  • sinusite, pharyngite, laryngite, entraînant souvent une voix rauque.
  • Pneumonie dite atypique : fièvre progressive, frissons, céphalées, douleurs musculaires et toux sèche.

L'examen est orienté par les signes cliniques (gynécologiques, urologiques, pulmonaires, ORL). Cependant, l'infection génitale à chlamydia trachomatis peut rester longtemps silencieuse et être découverte fortuitement. La numération-formule sanguine peut parfois montrer une augmentation des globules blancs et un syndrome inflammatoire (accélération de la vitesse de sédimentation et CRP élevée). En cas de signes respiratoires, une radiographie pulmonaire peut orienter le diagnostic. Celui-ci est confirmé par le sérodiagnostic (recherche d'anticorps spécifiques dans le sang) et éventuellement par le diagnostic direct à partir d'un prélèvement (culture cellulaire, détection de l'antigène bactérien, voire biologie moléculaire).

Les infections génitales à chlamydia nécessitent la prise d'antibiotiques. Le traitement classique consiste à prendre une tétracycline de synthèse pendant huit jours. Cependant aujourd'hui, il est possible de se traiter avec une dose unique d'azithromycine (traitement minute). Le partenaire sexuel doit également être traité. Il est de plus nécessaire de dépister d'autres infections sexuellement transmissibles (syphilis, blennorragie, VIH...). En cas de conjonctivite néonatale, un collyre antibiotique sera appliqué pendant 5 à 6 jours. Une pneumopathie à chlamydia nécessite un traitement antibiotique (tétracyclines, macrolides) d'environ trois semaines.

Publié par <a href="/taxonomy/term/19071" hreflang="fr">Dr Sylvie Coulomb</a> le 23/04/2003 - 02h00 MST - Maladies sexuellement transmissibles. Hewitt, M. Dolivo. Ed. Hermann. Chlamydia. Corsaro D., Le Faou A. Collection " Monographie de Microbiologie ". Editions Médicales Internationales (2002). Gynécologie. J. Lansac, P. Lecomte, H. Marret. Masson (2002).
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wiwi

chlamydia peut-il la cause de l'avortement de 9 semaines de grossesse
merci pour les reponses

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