Chirurgie bariatrique : pour les adolescents aussi ?

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 03/02/2017 - 15h58
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Deux études viennent de se pencher sur les résultats de la chirurgie contre l’obésité quand elle est pratiquée sur des adolescents. Les résultats sont plutôt positifs… mais ce n’est pas une raison pour faire passer tous les ados sous le bistouri.

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L’obésité chez les adolescents et la chirurgie

On le sait depuis plusieurs années, la chirurgie bariatrique, qui consiste à modifier le système digestif pour favoriser des prises alimentaires plus petites, est l’une des solutions les plus efficaces en cas d’obésité dangereuse. Quand les modifications du style de vie échouent, elle sauve en effet des vies : le diabète de type 2 et le risque cardiovasculaire diminuent très nettement.

On sait également que l’obésité touche des personnes de plus en plus jeunes. La question de faire subir à des adolescents, voire des enfants, une opération de chirurgie bariatrique, se pose donc depuis quelques années. L’impact à long terme de cette intervention restait donc mal connue.

La chirurgie bariatrique, cinq ans après

Selon une étude suédoise, les résultats à long terme (5 ans) sont plutôt positifs. Une étude qui porte sur un petit nombre d’adolescents opérés à 17 ans en moyenne montre que cinq ans après avoir subi une opération contre l’obésité, ils vont plutôt mieux : leur IMC a diminué de 29,2% en moyenne. Hypertension, taux élevé de lipides dans le sang et diabète de type 2 étaient moins fréquents parmi les adolescents opérés. À l'inverse, chez les adolescents qui avaient été suivis pour leur surpoids sans passer par la case chirurgie, le poids a augmenté pendant la même période. Un quart d'entre eux ont fini par être opérés malgré tout.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 11/01/2017 - 10h51 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 03/02/2017 - 15h58

Olbers, T. et al., The Lancet Diabetes & Endocrinology, janvier 2016.  DOI: http://dx.doi.org/10.1016/S2213-8587(16)30424-7
Inge, T.H. et al., The Lancet Diabetes & Endocrinology, janvier 2016.  DOI: http://dx.doi.org/10.1016/S2213-8587(16)30315-1

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