Cancer de la vessie : les traitements

Publié par Fondation ARC pour la Recherche sur le Cancer le 25/02/2010 - 01h00
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La chirurgie est le principal traitement du cancer de la vessie. L’étendue de l’opération dépend du degré d’extension de la maladie : le retrait total de la vessie peut être nécessaire lorsque le cancer est très évolué. Une chimiothérapie et/ou une radiothérapie viennent parfois compléter le traitement chirurgical.

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Les traitements du cancer de la vessie

Le traitement de référence des cancers de la vessie est la chirurgie. Son objectif est de retirer la ou les tumeurs, afin de limiter la progression de la maladie et de réduire les risques de récidives. Il existe plusieurs types d’opérations en fonction du stade de la tumeur : lorsque le cancer a un faible risque métastatique de récidive, l’ablation de la tumeur est suffisante. Lorsque le risque de métastase est élevé, l’ablation de la vessie est nécessaire.

L’ablation de la tumeur : la résection endoscopique

Principe et déroulement

La résection endoscopique est un traitement conservateur : la vessie n’est pas retirée. Seules la ou les tumeurs sont enlevées. Elle est principalement utilisée pour retirer les tumeurs superficielles de la vessie. Elle est aussi utilisée pour mieux évaluer la nature des tumeurs infiltrantes et décider du traitement à proposer par la suite. L’opération a lieu sous anesthésie générale ou sous rachi-anesthésie, une forme d’anesthésie qui insensibilise uniquement le bas du corps. Les instruments sont introduits jusqu’à la vessie par le biais de l’urètre. Il s’agit d’un tube optique qui permet au chirurgien de visualiser ses gestes, et d’un « résecteur » qui va permettre de retirer ou de « raboter » la tumeur. Les tumeurs superficielles sont retirées entièrement. Les tumeurs infiltrantes sont au moins « rabotées » jusqu’à la couche musculaire de la paroie de la vessie. À la fin de l’intervention, une sonde urinaire est mise en place pour un à deux jours afin de drainer la vessie. L’hospitalisation dure deux à quatre jours.

Les tissus retirés sont analysés par microscopie pour confirmer le stade et le grade de la tumeur. En cas de tumeurs infiltrantes, cette étape va permettre de décider du traitement ultérieur à proposer au patient : retrait partiel ou total de la vessie (cystectomie partielle ou totale), ou encore traitement général par chimiothérapie et/ou radiothérapie lorsque le cancer est trop étendu pour que le patient tire un bénéfice de l’ablation de la vessie.

Les effets secondaires

Dans les jours suivant l’opération, le patient peut ressentir des douleurs abdominales ou des brûlures lors des mictions. Du sang peut être retrouvé dans les urines. Pour faciliter l’élimination des saignements et le risque de formation de caillots, il est conseillé de boire beaucoup d’eau pendant les quelques semaines suivant l’opération. Si un ou des saignements apparaissent après quelques semaines, il faut consulter son médecin.

Publié par Fondation ARC pour la Recherche sur le Cancer le 25/02/2010 - 01h00
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