Les facteurs de risque du cancer de la prostate restent encore mal connus. Cependant, les facteurs alimentaires, en particulier les produits laitiers, sont depuis quelques années sur la sellette.
L’alimentation est toujours passée au crible, quand on ne trouve pas beaucoup d’autres facteurs de risques responsables de pathologies aussi fréquentes. Pour ce qui concerne la prostate, on connaît déjà les effets bénéfiques des tomates, du sélénium et de la vitamine E. Les excès de graisse, de viande ou tout simplement de calories sont quant à eux plutôt préjudiciables.
Pour les produits laitiers la question est beaucoup moins tranchée, si l’on se réfère aux résultats contradictoires de dizaines d’études.
Cette question a divisé nombre d’équipes de scientifiques. En effet, certains considèrent que la consommation de produit laitier suffit à expliquer l’augmentation du risque de cancer prostatique. D’autres supposent que c’est le calcium contenu dans le lait qui est seul responsable : l’apport de calcium par l’alimentation peut modifier la production de la vitamine D3, à qui on attribue un effet protecteur de la prostate. Pour ajouter à la confusion, d’autres encore exposent qu’on ne peut exclure les autres composants du lait, comme la graisse par exemple, dont on sait qu’elle joue un rôle délétère.
Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique
03/02/2002
June Chan et al. Am J Clin Nutr 2001 ; 74 : 549-554
Auteur : Dr Stéphanie Lehmann.
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