Cancer du foie : les traitements

Publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 25/01/2010 - 01h00
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Les traitements loco-régionaux

Plusieurs techniques permettant de détruire les tumeurs du foie sont aujourd’hui disponibles. Elles sont utilisées lorsqu’une tumeur est diagnostiquée à un stade encore assez précoce.

  • L’injection percutanée d’alcool pur (PEI) : ces traitements sont réservés aux tumeurs de moins de 2 ou 3 cm. Le but est de délivrer de l’alcool absolu ou de l’acide acétique directement au niveau de la lésion, pour la détruire. Pour ce faire, une fine aiguille est introduite dans le foie, jusqu’à la tumeur. L’intervention est pratiquée sous anesthésie locale. Le geste est contrôlé et guidé par échographie. Un petit volume de produit est ensuite injecté dans la tumeur pour détruire des cellules cancéreuses. Le traitement est le plus souvent réalisé en hospitalisation de jour.
  • Le traitement par radiofréquence : la tumeur peut être détruite grâce à des ondes de radiofréquence. Cette approche est utilisée pour traiter des lésions pouvant mesurer jusqu’à 3 cm. L’intervention est pratiquée sous anesthésie locale ou générale : une électrode est introduite dans le foie du patient et placée au contact de la tumeur, via une incision de quelques millimètres. Un courant électrique est ensuite délivré pendant 10 à 20 minutes. Il produit un échauffement local important qui entraîne la mort des cellules cancéreuses.

Habituellement, une seule intervention suffit pour détruire la totalité de la tumeur. Le patient reste à l’hôpital la journée, ou tout au plus 24 heures. Un traitement antalgique est souvent nécessaire pour contrôler la douleur induite par l’intervention. Des antibiotiques sont aussi prescrits pour prévenir tout risque d’infection locale.

La chimioembolisation transartérielle

Lorsque plusieurs tumeurs coexistent dans le foie, dont certaines mesurent plus de 3 cm, les précédents traitements, à visée curative ne sont pas envisageables. On privilégie alors la « chimioembolisation transartérielle ». Ce traitement associe deux composés : une chimiothérapie destinée à détruire les cellules cancéreuses et un produit dit « d’embolisation » destiné à boucher l’artère qui alimente la tumeur en sang. Attaquée par la chimiothérapie et privée d’oxygène et d’énergie, la tumeur est progressivement détruite.

L’intervention est généralement réalisée sous anesthésie locale. Le médecin introduit un cathéter dans l'artère fémorale du patient, au niveau de l’aine. De là, le cathéter est guidé jusqu’à l’artère hépatique. Le produit de chimiothérapie est alors injecté, puis l’artère est bouchée grâce au produit embolisant.

Pour obtenir un résultat optimal, le traitement doit généralement être répété plusieurs fois. Une hospitalisation de quelques jours est à chaque fois nécessaire. La durée de cette hospitalisation dépend de la manière dont le patient réagit au traitement. Les principaux risques associés à ce type d’intervention sont les saignements, les malaises et la fièvre. Un traitement antalgique est systématiquement prescrit pour limiter la douleur post-opératoire.

Publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 25/01/2010 - 01h00
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