Cancer du col de l'utérus : rechercher le papillomavirus avant le frottis

Publié par Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 14/12/2001 - 00h00
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Le frottis pratiqué actuellement pourrait bientôt être remplacé par un test de dépistage du papillomavirus, virus impliqué dans l'apparition du cancer du col de l'utérus. Cette notion pourrait bouleverser la détection des tumeurs du col.

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Actuellement, des résultats anormaux à un frottis sont associés à l'existence d'un papillomavirus. En Belgique, certains estiment que 50% des femmes jeunes pourraient être porteuses de ce germe, sexuellement transmis le plus souvent. Un test de dépistage de ce virus est alors pratiqué. En effet, le papillomavirus est présent dans le processus d'apparition du cancer invasif du col de l'utérus. Ainsi, pouvoir attester de son absence permet d'assurer à une femme un risque proche de zéro à moyen terme. Il devient alors inutile de pratiquer un nouveau frottis avant six mois à un an.

Aujourd'hui, le test de dépistage du papillomavirus (HPV) ayant atteint une sensibilité proche de 100%, il pourrait avantageusement remplacer le frottis dans le cadre du dépistage primaire du cancer du col.Une équipe de chercheurs francais confirme son efficacité. Sur près de 8.000 femmes testées, soit par un frottis conventionnel, soit par le test HPV, 15% présentaient une infection HPV à haut risque. La fréquence de l'infection diminue nettement après l'âge de 30 ans. L'étude révèle une sensibilité du test HPV de 98,5% contre 70% avec le frottis. Le test HPV permet donc de réduire le nombre de frottis considérés à tort comme normaux. Ce test pourrait être utilisé en première intention. Mais, selon des spécialistes belges de l'Institut Scientifique de la Santé Publique - Louis Pasteur, il est beaucoup trop tôt pour recommander le test en routine car trop peu de résultats sont disponibles. Il s'agit d'une recherche intéressante mais il ne peut pas encore être recommandé en routine.Site Fédération Belge contre le Cancer

Publié par Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 14/12/2001 - 00h00 Clavel C. et coll., British Journal Cancerology, 89 (12) : 1616-1623, 2001.
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