Cancer du col de l'utérus : présence de cellules anormales

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 06/11/2014 - 16h25
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Jusqu'à 80% des femmes sexuellement actives seront à un moment ou à un autre de leur existence infectées par au moins un type de papillome humain (HPV).

Cette infection passera en général totalement inapercue car le système immunitaire l'aura éliminée. Toutefois, certains types à haut risque de ce virus peuvent demeurer dans le col de l'utérus et provoquer le développement d'un cancer.

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Détection de cellules anormales par frottis vaginal

Tous les trois ans, votre gynécologue pratique un frottis vaginal (prélèvement de cellules).

il peut arriver que certaines cellules du col de l'utérus aient un aspect anormal. Cela ne signifie pas automatiquement qu'elles sont devenues cancéreuses, même si elles présentent une modification de forme, de taille ou d'organisation.

De nombreux facteurs peuvent entraîner un résultat de frottis vaginal anormal :

  • Des relations sexuelles récentes,
  • une douche vaginale,
  • une infection par des levures ou d'autres micro-organismes (y compris une maladie sexuellement transmissible),
  • une grossesse,
  • une fausse couche ou un avortement,
  • certains médicaments,
  • des modifications hormonales,
  • les types de HPV responsables de papillomes génitaux (tumeurs bénignes).

Toute modification cellulaire ne signifie donc pas nécessairement que vous devez subir un traitement immédiat. Certaines peuvent disparaître spontanément sans nécessiter de traitement. En fonction du degré des modifications observées, un nouveau frottis sera effectué ou une colposcopie (examen visuel du col de l'utérus à l'aide d'une loupe grossissante).

Présence de cellules précancéreuses

Certaines cellules anormales présentent des anomalies internes bien particulières. On les appelle précancéreuses parce qu'elles peuvent éventuellement devenir cancéreuses. Mais elles peuvent également régresser et revenir à la normale. La présence de cellules précancéreuses ne signifie dès lors pas nécessairement qu'un cancer est en train de se développer. Elle signifie seulement que les cellules du col de l'utérus présentent des modifications qui, si elles ne sont pas traitées précocement, risquent d'évoluer vers un cancer.
Les amas de cellules précancéreuses sont généralement désignés sous le nom de lésions et ces lésions sont classées, en fonction de leur stade de développement. Elles portent le nom de CIN (Cervical Intraepithelial Neoplasia, c'est-à-dire néoplasme intraépithélial du col de l'utérus) et la classification va de bénin (CIN1) à sévère (CIN3) :

  • CIN1: plus de la moitié des femmes qui présentent ce type de résultat ne nécessitent aucun traitement car les cellules anormales ont de fortes chances de disparaître spontanément.
  • CIN2: les cellules anormales risquent davantage d'évoluer. On conseillera généralement aux femmes qui présentent ce type de résultat de suivre un traitement de manière à éliminer la zone anormale afin de réduire le risque de développement d'un cancer du col de l'utérus.
  • CIN3: les cellules anormales ont de fortes chances d'évoluer. Par conséquent, on conseillera à toutes les femmes qui présentent ce type de résultat de suivre un traitement pour éliminer la zone anormale afin de réduire le risque de développement d'un cancer du col de l'utérus.

 

 

Initialement publié par Claudine De Kock, journaliste santé le 27/11/2007 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 06/11/2014 - 16h25

"Tout ce que vous devez savoir sur le cancer du col de l'utérus", dossier GSK, août 2007.

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