Cancer du cerveau : le diagnostic

Mise à jour par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 06/12/2010 - 14h28
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Pour poser le diagnostic, l’imagerie médicale est un outil essentiel.

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Cancer du cerveau : l’examen clinique

Le médecin interroge d’abord le patient : il récapitule avec lui son histoire médicale, ses antécédents familiaux et les signes cliniques qui pourraient faire suspecter une tumeur au niveau du cerveau.

Ensuite, il pratique un examen clinique. Grâce à lui, le médecin peut explorer les fonctions neurologiques selon la description des symptômes faite par le patient. Il vérifie la qualité de l’ouïe, de la vision, du toucher, de la coordination des gestes, des réflexes… En insistant plus particulièrement sur les fonctions affectées par les symptômes ressentis par le patient.

Pour voir si le patient présente ou non une hypertension intracrânienne, le médecin peut réaliser un fond d’œil : il s’agit d’une inspection de la rétine et de la base du nerf optique (ou « papille ») grâce à une grosse lentille placée entre l’œil et le médecin. Le médecin recherche un œdème, c’est-à-dire un gonflement de la papille qui serait dû à l’hyperpression subie par la boîte crânienne.

Enfin, il prescrit un bilan sanguin pour faire le point sur les éventuelles anomalies biologiques associées : inflammation, modification de la numération formule sanguine (nfs, examen qui permet d’analyser les trois catégories de cellules sanguines : les globules rouges, blancs et les plaquettes), etc.

Cancer du cerveau : l’imagerie

Deux examens d’imagerie sont nécessaires pour établir le diagnostic :

  • En première intention, un scanner ou une tomodensitométrie (TDM) est prescrit. Il est efficace pour repérer 80 % des tumeurs.
  • L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet d’identifier les tumeurs qui auraient échappé au scanner. Elle permet aussi de mieux décrire la tumeur – localisation exacte, taille… – et de prendre des repères pour les traitements locaux qui seront utilisés (chirurgie et/ou radiothérapie). Enfin, l’examen de toutes les images de l’encéphale réalisées grâce à l’IRM permet de repérer d’éventuelles métastases ou localisations secondaires du cancer au niveau du cerveau.

Pour les deux examens, il est parfois nécessaire d’injecter un produit de contraste par voie intraveineuse. Celui-ci permet de rendre certaines structures cérébrales plus visibles et ainsi plus faciles à étudier.

 

Initialement publié par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 22/01/2010 - 01h00 et mis à jour par Fondation ARC pour la recherche sur le Cancer le 06/12/2010 - 14h28
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