BPCO de la femme, une maladie qui cache bien son jeu

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le 28/06/2017 - 17h10
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Le tabac, principal coupable. Mais il n’est pas le seul…

D’autres femmes que des fumeuses ou ex-fumeuses sont plus susceptibles de développer une BPCO. Ce sont celles qui exercent dans le milieu industriel où de nombreux agents peuvent induire des « BPCO professionnelles » : les poussières minérales, les agents employés dans l’industrie du textile et du papier, dans la fonderie, les matières plastiques, le verre.

Comme pour le tabac, les femmes auraient une sensibilité accrue aux polluants industriels inhalés comparativement aux hommes.

Par ailleurs, l’emploi fréquent de produits ménagers, tous des irritants bronchiques, contribuent à aggraver une hyperréactivité des bronches existante.

BPCO, les thérapeutiques chez la femme

La première chose bien sûr est d’arrêter de fumer. Concernant le sevrage tabagique, les substituts nicotiniques diminueraient moins l’envie de cigarette chez les femmes que chez les hommes, pour des raisons encore peu claires. Cependant, le bupropion (antidépresseurs) et la varénicline utilisés dans le sevrage tabagique seraient tout aussi efficaces quel que soit le sexe.

Globalement, peu d’études ont comparé les traitements médicamenteux de la BPCO en fonction du sexe, mais celles qui ont été conduites n’ont repéré aucune différence notable.

Côté positif, l’oxygénothérapie serait plus efficace chez les femmes. Pour qu’elle soit mieux acceptée par les femmes, certains fabricants ont adapté la facilité d’utilisation et la légèreté et l’esthétique de leurs dispositifs*. Quant aux programmes de réhabilitation respiratoire, leur effets se feraient plus rapidement sentir chez elles.

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le 28/06/2017 - 17h10
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