Belgique: le don d'organes progresse!

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/02/2008 - 00h00
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Et c'est tant mieux… Les initiatives se multiplient, l'idée de donner ses organes est de mieux en mieux acceptée - et enfin, les listes d'attente pour les greffes commencent à diminuer! Une tendance qu'il faut saluer, et encourager.

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S'il est un domaine médical dans lequel le progrès de la science seule ne permet pas d'améliorer la situation, c'est bien celui du don d'organes. En effet, jusqu'à présent les plus grandes avancées sur les techniques de greffe, le prélèvement et la conservation des organes, etc., se heurtaient toujours au même obstacle: le manque de greffons, c'est-à-dire de donneurs. Il semblerait qu'en Belgique au moins, la tendance soit à l'augmentation du nombre de personnes volontaires pour que certains de leurs organes soient prélevés après leur mort pour sauver une vie.

Des statistiques encourageantes

Selon le SPF santé publique en effet, le nombre de donneurs effectifs en Belgique a augmenté de 6% l'an dernier, pour atteindre 29,1 donneurs par million d'habitants. Le royaume est mieux placé, proportionnellement, que l'Allemagne, l'Autriche ou les Pays-Bas selon l'association Eurotransplant. Conséquence logique, les listes d'attente de greffe commencent à se réduire. Pour le foie, la liste d'attente est passée de 177 en 2006 à 166 en 2007. Pour le rein, la diminution est plus importante: alors qu'en 2006, 879 personnes attendaient un rein, elles n'étaient plus que 796 en 2007. En parallèle, le nombre d'inscriptions sur les registres de beldonor (site officiel du SPF Santé pour la promotion du don d'organes) a plus que doublé. Et pour la première fois, dans les listes de cet organisme qui enregistre à la fois les accords préalables pour être prélevé et les refus, le nombre de personnes acceptant la greffe a dépassé celui des refus.

La loi c'est bien, mais...

En théorie, il n'y a pas besoin de notifier son accord pour être prélevé: tout citoyen belge est peut être prélevé, à moins qu'il n'ait signifié expressément son désaccord de son vivant. En pratique cependant, la famille du défunt peut marquer son désaccord et, dans le contexte d'un décès douloureux, c'est relativement fréquent. Il reste donc utile de formaliser son accord de son vivant, au moyen d'une déclaration faite auprès du Registre national. Vous pourrez télécharger cette déclaration, et aussi trouver plus d'information sur le sujet, sur le site beldonor. Pensez-y… Vous sauverez peut-être une vie.

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 05/02/2008 - 00h00 SPF Santé publique
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carotte83

J'ai accepté de donner les organes de mon mari parce que LUI le voulait mais pas UN merci pour la souffrance que cela fait. Ça sauve des vies ok mais pour ceux qui on perdu un être aimé y a personne à part de savoir que SA moitié vit dans la nature !!!

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