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L'AVC tue et handicape

L'AVC tue et handicape
Actuellement, le traitement de l'AVC en Belgique est insuffisant. C'est pourquoi le Belgian Stroke Council a lancé une large campagne d'information pour sensibiliser le grand public aux conséquences de cette maladie mortelle.

En Europe, l'AVC (accident vasculaire cérébral) représente la troisième cause de mortalité et la première cause d'invalidité grave. 10 % de la mortalité mondiale, toutes causes confondues, est due à l'AVC. Tous les ans, dans notre pays, 19.000 personnes sont victimes d'un AVC : 9.000 d'entre elles meurent dans l'année et 6.000 restent handicapées et dépendent de l'aide de leurs proches. Ces chiffres impressionnants doivent conduire impérativement à une identification précoce des facteurs de risque et une optimalisation des traitements de prévention primaire et secondaire. En matière de prévention, les facteurs de risque, en particulier l'hypertension, ne sont pas dépistés assez tôt et les traitements préventifs ne sont donc pas toujours initiés à temps. D'autre part, il existe bien un traitement de l'AVC (thrombolyse), mais il doit être administré dans les 3 heures. Trop peu de patients recoivent ce traitement, car les symptômes d'alarme sont méconnus et l'AVC n'est pas toujours reconnu comme une urgence médicale. Pourtant, en corrigeant tous les facteurs de risque à un stade précoce, il serait possible de réduire le nombre d'AVC de près de 70 %. En parallèle, 2.220 décès ou dépendances pourraient chaque année être évités par une application plus large du traitement thrombolytique. On sait en effet que près d'un quart des patients avec un AVC ne sont pas hospitalisés et que seul 1,4% des patients victimes d'un AVC ischémique recoivent un traitement thrombolytique.

Deux sortes d'AVC

Les AVC ischémiques (82% des AVC en Belgique) sont causés par l'occlusion d'une artère du cerveau par un caillot de sang. Tandis que l'hémorragie cérébrale (18% des AVC) est due à la rupture d'une artère sous l'effet de l'hypertension ou à cause d'une malformation congénitale. La plupart du temps, un AVC apparaît subitement, se développe rapidement et provoque une lésion cérébrale en quelques minutes. Les conséquences sont lourdes à la fois pour le patient et son entourage et dépendent de l'étendue et de la localisation de la zone touchée dans le cerveau: perte de mobilité (paralysie, perte d'équilibre, perte de motricité fine, etc.) et perte de capacité cérébrale (perte de mémoire, troubles de l'humeur, démence…).

Article publié par le 08/03/2005

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