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L'autorité chez l'enfant, toujours un sujet délicat...

L'autorité chez l'enfant, toujours un sujet délicat...

Main de fer dans gant de velours


Face à ce refus, deux écoles s'affrontent: les uns prônent la fermeté absolue, les autres pensent qu'il faut nourrir l'enfant uniquement à la demande. Aucun de ces extrêmes n'est une bonne réponse. Obliger un enfant à finir son assiette mènera systématiquement au conflit. Quant à lui laisser faire et manger ce qu'il veut, cela risque fort de compromettre votre autorité. La solution consiste à tenir bon, tout en étant souple sur le moment de l'obéissance. Exemple: il ne veut pas manger et préfère aller jouer? Soit. Laissez-le quitter la table. S'il revient au bout de 5 minutes, servez-lui ce qui était prévu au menu. Mais s'il vient réclamer quand vous avez débarassé la table, tant pis: il devra attendre le prochain repas! Evidemment, si une légère collation n'est pas interdite, il ne faut pas non plus le gaver de biscuits: votre petit diable retiendra le "truc" et le même problème se représentera, tôt ou tard.

2 questions à Etty Buzyn, psychologue et pédagogue spécialisée dans la petite enfance A quoi sert l'autorité?


L'autorité, c'est donner un cadre, des repères à un enfant. Ces limites sont sécurisantes et nécessaires car il a besoin de savoir ses parents plus forts que lui. Cela l'aide à construire sa propre personnalité et à s'intégrer au mieux dans un groupe. Un enfant élevé de façon trop laxiste, sans autorité, ne se sent pas en sécurité. Il peut alors devenir agressif, voire tyrannique, en particulier avec ses parents. C'est le fameux "enfant-roi" auquel on n'ose rien refuser.
Avant 3 ans, fessée ou pas fessée?
A priori, je suis opposée aux châtiments corporels, quel que soit l'âge. Cependant, il y a une situation où je comprends que l'on puisse "craquer": c'est lorsque l'enfant s'est mis dans une situation dangereuse, tel que traverser la rue sans regarder. Le parent a alors une telle frayeur, une émotion si forte qu'il est tout simplement incapable de la contenir. Dans ces cas-là, si la gifle ou la fessée part, il convient de s'en excuser après et surtout, d'expliquer pourquoi on a réagi comme ça.


Article publié par le 11/01/2010

Sources : (1) Isabelle Filliozat, Il n'y a pas de parent parfait. Marabout. (2) Frédérick Aubourg et Nadia Mila, C'est comme ça, un point c'est tout! Quelle autorité dans la petite enfance? Albin Michel. (3) Etty Buzyn, Je t'aime, donc je ne cèderai pas! Albin Michel.

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