Augmentation de volume des ganglions

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Les ganglions jouent un rôle important dans la défense de l'organisme. Il y en a partout dans l'organisme et on peut facilement palper ceux du cou, de l'aine et des aisselles. Les ganglions purifient la lymphe et agissent comme une barrière contre la maladie. De ce fait, lorsqu'ils filtrent un foyer infectieux, ils se mettent à fabriquer des anticorps afin de lutter contre l'envahisseur. C'est pourquoi ils gonflent rapidement. Ils deviennent douloureux lorsqu'ils doivent "travailler" particulièrement fort. Une augmentation graduelle et sans douleur peut faire soupçonner la présence d'une tumeur maligne (cas très rare). Occasionnellement, une augmentation du volume des ganglions peut s'accompagner de chaleur et de rougeur.

  • Infections. Il s'agit, et de loin, des causes les plus fréquentes. Par exemple, une mononucléose infectieuse, une infection de l'oreille ou de la gorge affecteront les ganglions du cou. Une infection du bras (à cause, par exemple, d'une piqûre d'insecte qui s'est infectée) pourra entraîner un gonflement des ganglions de l'aisselle. Une maladie sexuellement transmissible affectera les ganglions de l'aine. Le virus du VIH peut s'accompagner, selon le stade d'évolution, d'une hypertrophie ganglionnaire généralisée.
  • Tumeurs cancéreuses. Il peut s'agir soit d'un cancer prenant son origine dans un ganglion, comme dans la maladie de Hodgkin, soit d'un cancer qui a débuté dans un organe et qui a répandu des métastases. En effet, si le cancer a produit des métastases, les cellules cancéreuses vont circuler dans la lymphe et les ganglions essaieront automatiquement de les stopper. La métastase pourra alors continuer de se développer dans les ganglions. C'est pourquoi, par exemple, les médecins qui traitent le cancer du sein prélèvent les ganglions de l'aisselle afin de savoir si la maladie s'est répandue. Dans tous les cas de cancer, les ganglions augmentent graduellement de volume sans qu'il y ait de douleur.
  • Certains troubles immunitaires, tels que les allergies, le lupus érythémateux disséminé, la polyarthrite rhumatoïde, etc.

  • Attendre et ne pas s'inquiéter. L'augmentation de volume des ganglions est le plus souvent due à une infection. Si l'organisme peut la combattre seul, le gonflement disparaîtra spontanément au bout de quelques jours ou de deux ou trois semaines. S'il ne disparaît pas après ce temps, un traitement médical sera nécessaire. Bien sûr, il ne faut pas attendre pour voir un médecin si l'infection vous inquiète.
  • Ne pas sous-estimer son état. Si aucune infection ne semble être responsable de l'hypertrophie ganglionnaire, soyez vigilant. N'hésitez pas à consulter votre médecin.
  • Prendre certains médicaments. Pour soulager la douleur, vous pouvez prendre des comprimés d'acétaminophène. Un ou deux comprimés (325 mg ou 500 mg) quatre fois par jour, jusqu'à un maximum de 4 g par jour, aideront à soulager la douleur. A noter que les anti-inflammatoires sont inutiles, car il s'agit d'une infection et non d'une inflammation.

  • Les ganglions n'ont pas diminué de volume après trois semaines.
  • Les ganglions sont rouges, chauds et très sensibles.
  • Vous constatez une augmentation du volume des ganglions derrière une oreille (en raison de la proximité des méninges).
  • Un ou plusieurs ganglions sont apparus progressivement, sans raison apparente.
  • L'infection vous inquiète.

Le médecin interrogera le patient afin de déceler une cause potentielle. Il fera un examen clinique complet comprenant l'observation de tous les ganglions palpables, une inspection de la gorge et des oreilles, une auscultation pulmonaire ainsi qu'un examen de l'abdomen. Des analyses sanguines et un prélèvement dans le ganglion malade sont parfois nécessaires pour préciser le diagnostic.

  • Infections. On utilisera des antibiotiques pour lutter contre les infections. Si la cause est une infection virale, le gonflement disparaîtra spontanément après quelque temps.
  • Tumeurs cancéreuses. En cas de tumeur sous-jacente, un traitement approprié sera entrepris (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie).
  • Troubles immunitaires. Divers traitements en rapport avec le trouble s'appliqueront dans ces cas.
Initialement publié le 31/05/2001 - 02h00 et mis à jour par <a href="/taxonomy/term/19348" hreflang="fr">Dr Michel Maheu, Hémato-oncologue, Centre Hospitalier Le Gardeur, Repentigny</a> le 01/08/2005 - 02h00 Guide familial des symptômes sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2005
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