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Attention au cou !

Attention au cou !
La hernie discale au niveau cervical est une blessure relativement courante chez les sportifs. Comment et pourquoi survient-elle? Et surtout, comment la traiter?

Une hernie discale cervicale résulte en général d'un mouvement en rotation du cou avec une composante en hyperextension. Le disque sort alors de son emplacement entre les blocs vertébraux et empiète sur les zones sensibles avoisinantes. Parfois, il bombe dans le canal médullaire, ce qui génère des zones d'insensibilité ou de fourmillements dans les membres. Il peut aussi arriver qu'il pince les racines nerveuses à proximité suscitant des douleurs d'une rare violence dans le bras. Les sports les plus à risques sont le rugby et le judo, mais l'accident survient aussi en plongeant, au trampoline et, bien sûr, dans tous les sports moteurs en cas de collision. Pourtant, la hernie n'apparaît pas toujours de facon brutale. Elle résulte parfois d'un geste tout à fait anodin. Certains spécialistes évoquent même une composante psychosomatique importante. Ainsi, dans les mois qui précèdent la blessure, on repère souvent un épisode de stress comme une séparation, une perte de travail, une maladie ou un décès. La hernie discale apparaît alors comme l'ultime recours d'un être en souffrance.

Opérations en tous genres

Pour rappel, les disques du cou n'ont pas à supporter des charges aussi importantes que ceux de la région lombaire et ils guérissent spontanément avec du temps et du repos (environ deux mois). Dans la majorité des cas, le traitement se résume au port d'une minerve et à la prise d'anti-inflammatoires. Mais il arrive aussi que l'on doive intervenir chirurgicalement pour soulager la douleur ou protéger la moelle épinière. L'une des techniques les plus originales, appelée chémonucléolyse, consiste à injecter dans la hernie une enzyme, dérivée de la papaye, qui va littéralement digérer la protubérance. L'avantage de cette intervention est que le patient peut quitter la chambre dès le lendemain. Dans d'autres circonstances, on procède à des opérations plus lourdes de curetage associées ou non à une greffe.

Article publié par le 03/05/2005

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