Atrophie vaginale : il y a des solutions

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/12/2015 - 11h22
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A la ménopause, la zone uro-génitale reçoit moins d’hormones. Conséquence fréquente : l’atrophie vaginale, qui touche la majorité des femmes, sans toujours provoquer de symptômes. Les connaissez-vous ?

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Atrophie vaginale : zone sensible en danger !


Le mécanisme de l’atrophie vaginale est simple. En raison de l’absence des hormones, les tissus de la zone du vagin ne sont plus alimentés comme ils l’ont été pendant toute la vie. Il peut également y avoir une modification de la flore vaginale et du pH. Ceci peut induire les modifications suivantes : L’afflux de sang diminue, tout comme la fabrication de collagène et d’élastine, les substances qui donnent à la peau son élasticité et sa solidité.
La peau et les muqueuses deviennent plus fines et plus fragiles. La lubrification ne se fait plus, ou plus de manière optimale. Le vagin devient plus étroit, moins élastique. Les lèvres deviennent aussi plus petites et se décolorent.
Ce phénomène touche la majorité des patientes : « Entre 40 et 70% probablement à partir de la ménopause, et plus encore après 65 ans » explique le Pr Rozenberg, gynécologue au CHU Saint-Pierre et secrétaire de la Belgian Menopause Society. « Cela ne veut pas dire que toutes les patientes ressentent des symptômes ou ont besoin de traitement. »

Les symptômes de l’atrophie vaginale


Les symptômes de l’atrophie vaginale sont de deux grands types.
Symptômes sexuels : parce que le vagin est plus fragile, moins souple et moins lubrifié, les relations sexuelles deviennent plus difficiles, voire douloureuses. Les femmes peuvent avoir plus de difficultés pour ressentir du plaisir lors des rapports. Il peut même y avoir des pertes de sang. Par ailleurs, la flore vaginale se modifie, ce qui augmente la susceptibilité des femmes affectées aux infections vaginales.
Symptômes urinaires : comme les tissus de toute la zone sont affectés, le système urinaire devient lui aussi plus fragile. Les infections urinaires sont donc aussi plus fréquentes.

Initialement publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/12/2015 - 11h22 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/12/2015 - 11h22

Pr Serge Rozenberg, gynécologue au CHU Saint-Pierre et secrétaire de la Belgian Menopause Society.

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