Aspirine pour le coeur et les artères, pas pour tout le monde!

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 27/02/2012 - 18h02
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L'Aspirine® (acide acétylsalycilique ou AAS) a beau être un médicament vieux comme le monde ou presque, il n'en conserve pas moins encore quelques mystères. D'une part, les bénéfices qu'elle induit à long terme chez des personnes ayant déjà été victimes d'accidents du coeur et des vaisseaux, viennent seulement d'être confirmés. D'autre part, une équipe de chercheurs de Londres, a montré que les propriétés anti-inflammatoires de l'aspirine pouvaient réduire le risque de survenue de ces accidents.

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Un fluidifiant qui évite les récidives d'accidents vasculaires

L'Aspirine® (acide acétylsalycilique ou AAS) est connue depuis longtemps pour fluidifier le sang et empêcher la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins, prévenant ainsi les accidents touchant le coeur et les vaisseaux.

Les médecins n'hésitent d'ailleurs pas à la prescrire aux malades du coeur à titre préventif.

Les vertus de l'aspirine ont été confirmées plusieurs fois: non seulement la prise d'aspirine est efficace à court terme chez les patients souffrant d'infarctus ou d'angine de poitrine, mais elle se montre également bénéfique à plus long terme (1).

Ainsi, le risque de récidives chez des personnes ayant été victimes d'un infarctus, d'un accident vasculaire cérébral (formation d'un caillot dans une artère irriguant le cerveau) ou de pathologies touchant les membres inférieurs, est fortement diminué par la prise d'une dose journalière de 75 à 150 mg d'aspirine à long terme.

L'aspirine : un anti-inflammatoire qui protège les artères

Non contente d'éviter les récidives, l'aspirine pourrait aussi prévenir les pathologies vasculaires grâce à ses propriétés anti-inflammatoires.

Il se pourrait d'ailleurs même que ses propriétés soient en partie responsables de la baisse de récidives d'accidents vasculaires (du type thrombose cérébrale, infarctus du myocarde…). On sait, en effet, qu'une inflammation, même légère, entraîne des modifications sur la paroi des vaisseaux sanguins et augmente fortement le risque cardiovasculaire (risque de faire un accident cardiovasculaire).

On pouvait donc supposer un effet protecteur de l'aspirine, dont l'action anti-inflammatoire est connue depuis plus d'un siècle.

Restait cependant à le démontrer !
Pour ce faire, Patrick Vallance et son équipe ont provoqué artificiellement une réaction inflammatoire des vaisseaux sanguins chez 17 volontaires. Ces personnes étaient atteintes d'athérosclérose (dépôt de cholestérol dans la paroi des artères qui modifie leur élasticité), mais aucune n'avait développé de maladies cardiovasculaires. Aucun effet inflammatoire n'a pu être relevé chez celles ayant reçu de l'aspirine. En revanche, les autres ont toutes subi cet effet et ont même montré des signes de durcissement vasculaire.

Initialement publié par Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique le 05/06/2002 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 27/02/2012 - 18h02

(1) Vallance P. J. T. Site de l'American Heart Association, Circulation du 13 mai 2002. Antithrombotic Trialists' Collaboration. British Medical Journal 2002; 324: 71-86.
(2) Kondapally, S.R. Archives of Internal Medicine, published online Jan. 9, 2012.

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muzee

mercie pour le conseil

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