L’art d’être malade

Article créé le 26/02/2016 - 16h06 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 26/02/2016 - 16h06
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Rhume, gastro-entérite, grippe… On ne manque pas de moyens de tomber malade en cette fin d’hiver trop doux pour être honnête. Et si l’on apprenait à profiter de ces interruptions de notre vie quotidienne ?

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Changer d’optique sur la maladie

A première vue bien sûr, être malade n’a rien de plaisant. Les sensations physiques sont désagréables. La fatigue est aussi difficile à éviter. Et puis au fur et à mesure que la maladie progresse, tous nos rôles deviennent plus difficiles à tenir. Au travail nous sommes moins efficaces, en famille nous avons du mal à garder le moral, etc. Ah oui vraiment, quelle plaie ces maladies !

Nous n’essaierons pas de vous convaincre du contraire. Mais peut-être est-il possible d’apprendre à voir autrement ces moments où nous ne sommes plus tout à fait nous-mêmes… Ce sont en effet des moments où notre corps se rappelle à nous : non, nous ne sommes pas seulement des machines à travailler, ni de purs esprits. Nous sommes des êtres vivants, des animaux un peu spéciaux mais des animaux quand même, dans un monde rempli de microbes. Et de temps en temps, ce sont les microbes qui gagnent, au moins temporairement.

Comment être malade peut être un plaisir

C’est bien beau cette philosophie, mais cela ne rend pas plus facile à vivre ces deux semaines de grippe, direz-vous. Vous vous trompez peut-être… En effet, voir la maladie comme un sain rappel de notre nature peut aider, notamment...

  • A remettre en questions certains réflexes. Vous tenez à dissimuler votre maladie, vous cachez votre nez rouge sous du fond de teint ? Avoir l’air en forme quand vous ne l’êtes pas : quelle drôle d’idée, quand on y pense ! être malade n’a rien de honteux ni d’anormal, et puis de toute façon tout le monde se rendra compte tôt ou tard que vous toussez, que vous éternuez… ou que vous n’êtes pas là. Alors laissez-vous un peu de latitude sur votre apparence.
  • A faire le tri dans vos activités quotidiennes. Il y a des choses importantes, et d’autres qui le sont moins. Quand on a l’énergie pour tout faire, on ne se pose pas forcément de questions. Mais quand on est malade, les choses apparaissent soudain plus clairement. Est-il vraiment utile de repasser tous les pyjamas de la famille ? Êtes-vous vraiment sûre que votre mari ne fait pas « bien » la vaisselle et ne peut donc pas s’en charger ?
  • A se rendre compte de ce que c’est qu’être en bonne santé. Eh oui, avec nos déprimes de tous les jours, nos maux de dos, nous sommes malgré tout en bonne santé. Et il est plus facile d’en profiter quand le souvenir d’une maladie est tout frais !
  • A apprendre à se reposer. Souvent, nous confondons repos et loisirs. C’est normal, cela vient du désir de maximiser le plaisir que nous ressentons à chaque moment. Lire, regarder la télévision ou s’adonner à ses passions, c’est plus intéressant que ne rien faire du tout. Mais quand on est malade, ce rien-là est en réalité la chose la plus importante : c’est ce qui nous repose vraiment, et notre corps en a désespérément besoin. Quand on est en forme aussi, mais il nous le fait savoir plus discrètement.

Bref, être malade c’est se souvenir de notre faiblesse et apprendre ce qui nous fait du bien. Retenons la leçon !

Billet initialement publié le 26/02/2016 - 16h06 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 26/02/2016 - 16h06
Ce billet fait partie du blog : Le blog de la Rédaction
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