Arrêtons d’exposer nos enfants à la malbouffe !

Publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/11/2016 - 13h00
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Un jeu sur le téléphone portable des parents, une tablette rien que pour eux… Les enfants sont de plus en plus exposés aux supports numériques. Et c’est bien normal : c’est le monde tel qu’il est, leur monde à eux. Mais accepter le changement ne signifie pas abandonner la vigilance…

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Des pubs pour la malbouffe dans les applications

Selon l’OMS, les mesures de régulation qui visaient à limiter le nombre de publicités pour les aliments gras, salés et sucrés auxquelles les enfants sont exposés, par exemple à la télévision, sont rendues complètement obsolètes par toutes les publicités que les enfants peuvent rencontrer dans des applications ou sur des réseaux sociaux. Le marketing sur internet est en effet beaucoup plus puissant que celui sur les médias professionnels : les marques peuvent s’appuyer sur des événements spéciaux, s’adresser spécifiquement aux enfants qui se sont montrés ouverts à la malbouffe dans le passé, ou encore proposer des applications de jeux ou de communication qui sont en fait des publicités déguisées. On cite aussi Pokémon Go qui cette année a permis à des entreprises de mettre des tas de bébêtes virtuelles dans leurs murs pour attirer les joueurs… Les restaurants de fast-food n’étaient pas les derniers à en profiter

Comment lutter ?

Face à cette invasion, et maintenant que l’on connaît bien les conséquences de l’obésité infantile, il est nécessaire de réagir. Ce n’est pas évident pour les pouvoirs publics, parce que cette publicité est déguisée, multiforme et insidieuse, donc difficile à réglementer. Aux parents, donc, de prendre conscience du danger. C’est compliqué par certains aspects – il est notamment important de faire prendre conscience aux enfants, dès que leur discernement le leur permet, de ce qui est une pub et ce qui ne l’est pas. Il n’y a rien de mieux pour en faire des consommateurs éclairés. Mais c’est compliqué ! D’autres solutions toute simples peuvent cependant être mises en place. Elles ne demandent aucune maîtrise d’aucun outil technologique…

  • Une limitation toute simple du temps passé sur les appareils à écran – elle est déjà recommandée pour tout un tas de raisons, les pubs pour la malbouffe en font une de plus et c’est tant mieux.
  • Une information correcte sur les aliments, donnée au jour le jour dès que l’occasion se présente.
  • Une alimentation équilibrée proposée à tous les membres de la famille, et des repas riches en fruits et légumes pris en commun.

Rien de tout cela ne va diminuer la publicité que les enfants et jeunes ados reçoivent sur leur téléphone ou leur tablette, mais cela leur permettra d’être des consommateurs avertis, et donc capables de choisir une alimentation équilibrée malgré les tombereaux de pub que la malbouffe met sur leur chemin…

Billet publié par Marion Garteiser, journaliste santé le 07/11/2016 - 13h00
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