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Arrêt cardiaque, infarctus: le réflexe défibrillateur

Arrêt cardiaque, infarctus: le réflexe défibrillateurLors d'un arrêt cardiaque ou d'un infarctus, les premières minutes sont cruciales. La mise à disposition dans les lieux à haute fréquentation de défibrillateurs, délivrant un choc électrique salvateur, participe donc à sauver des vies. Autant que notre formation.


Le défibrillateur, solution de l'infarctus ou de l'arrêt cardiaque


Chaque année, environ 15 000 personnes sont victimes d'un infarctus dans notre pays. Chez la grande majorité de ces patients, l'infarctus (mort d'une partie du muscle cardiaque suite à l'obstruction d'une coronaire) débouche sur la fibrillation. La fibrillation correspond à une contraction incontrôlée des muscles du cœur: celui-ci se met alors à "vibrer" et ne peut plus assurer son rôle de pompe. C'est ce qu'on appelle un arrêt cardiaque. Dans ce cas, le défibrillateur est utilisé pour envoyer un choc électrique afin de relancer le cœur.


Vite, des défibrillateurs...


"Selon les statistiques, explique le Dr Van de Casseye, directeur général de La Ligue Cardiologique Belge, si rien n'est fait après un arrêt cardiaque, la survie dans les cinq à six minutes est de l'ordre de 5 à 10%. Si un massage cardiaque est pratiqué et un défibrillateur utilisé, la survie passe à 50-70%." Malheureusement, les premiers secours arrivent rarement dans ce laps de temps, il est vrai, très court. D'où l'intérêt de mettre des défibrillateurs externes automatisés (DEA) à disposition du public dans les sociétés, les restaurants, les salles de spectacles ou encore les centres commerciaux… "Pour l'instant, en Belgique, environ 500 appareils sont installés, mais, pour bien faire, il en faudrait plusieurs milliers." Il est vrai que, dans notre pays, l'usage du défibrillateur en cas d'arrêt cardiaque par "monsieur-tout-le-monde" n'est autorisé que depuis 2007, ce qui explique en partie leur présence discrète. "Actuellement, la présence de défibrillateurs résulte la plupart du temps d'initiatives privées: aéroports, grandes sociétés…" Car le défibrillateur, s'il est aujourd'hui autorisé, n'est pas pour autant obligatoire.


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Julie Luong, journaliste santé
07/09/2009


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