Arrêt cardiaque, infarctus : le réflexe défibrillateur

Mise à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 09/09/2015 - 11h06
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Lors d'un arrêt cardiaque ou d'un infarctus, les premières minutes sont cruciales.

La mise à disposition dans les lieux à haute fréquentation de défibrillateurs, délivrant un choc électrique salvateur, participe donc à sauver des vies.

Autant que notre formation.

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Le défibrillateur, solution de l'infarctus ou de l'arrêt cardiaque

Chaque année, environ 10 000 personnes sont victimes d'un infarctus dans notre pays. Chez la grande majorité de ces patients, l'infarctus (mort d'une partie du muscle cardiaque suite à l'obstruction d'une coronaire) débouche sur la fibrillation.

La fibrillation correspond à une contraction incontrôlée des muscles du cœur : celui-ci se met alors à "vibrer" et ne peut plus assurer son rôle de pompe. C'est ce qu'on appelle un arrêt cardiaque. Dans ce cas, le défibrillateur est utilisé pour envoyer un choc électrique afin de relancer le cœur.

Vite, des défibrillateurs...

"Selon les statistiques, explique le Dr Van de Casseye, directeur général de La Ligue Cardiologique Belge, si rien n'est fait après un arrêt cardiaque, la survie dans les cinq à six minutes est de l'ordre de 5 à 10%. Si un massage cardiaque est pratiqué et un défibrillateur utilisé, la survie passe à 50-70%." Malheureusement, les premiers secours arrivent rarement dans ce laps de temps, il est vraiment très court.

D'où l'intérêt de mettre des défibrillateurs externes automatisés (DEA) à disposition du public dans les sociétés, les restaurants, les salles de spectacles ou encore les centres commerciaux… Leur implantation se multiplie, avec plusieurs milliers de DEA déjà présents en Belgique. On peut télécharger gratuitement une application pour Smartphone, ReaApp, qui permet de trouver rapidement le plus proche. Mais la population n'est pas (encore) assez sûre d'elle pour bien les utiliser : 47% des gens ne se sentent pas capables d'intervenir en cas d'arrêt cardiaque. Il est vrai que, dans notre pays, l'usage du défibrillateur en cas d'arrêt cardiaque par "monsieur-tout-le-monde" n'est autorisé que depuis 2007.

Initialement publié par Julie Luong, journaliste santé le 07/09/2009 - 00h00 et mis à jour par Marion Garteiser, journaliste santé le 09/09/2015 - 11h06

www.osez-sauver.be

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bobsy

bonjour tout le monde; après avoir lu l'article, concernant le défibrillateur; je me pose la question : que doit t'on faire, en cas de cotes brisés, lors d'un accident de voiture; méme si celui ci, date d'une dizaine d'années: sachant que cette personne, a 87 ans et les os fragile. a part cela il serait judicieux, si l'on pouvait placer un défibrillateur par copropriété;,cela ne couterait pas très cher, la rapidité d'intervention ainsi que la sécurité en serait accru.

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